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COLLECTIF (4C) CONTRE LA CATEGORISATION DES CHIENS DE 1ERE ET 2EME CATEGORIE/www.agains t-bsl.eu

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CONTRECETTELOIPOURMOLOSS

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LA LÉGISLATION ACTUELLE EN FRANCE

Le cas des animaux (en général) mordeurs ou griffeurs





Nonobstant la législation actuelle concernant les chiens dits "dangereux", il existe depuis 1989 une réglementation concernant les animaux mordeurs ou griffeurs. Elle est destinée à lutter contre la propagation de la rage.



Tout animal (et là on dépasse le strict cas du chien) ayant mordu ou griffé une personne doit être soumis par son propriétaire, à ses frais, à la surveillance par un vétérinaire (articles L.223-10 et R.223-35 du Code Rural).

Pendant cette période de surveillance le propriétaire ou le détenteur ne peut s'en dessaisir ou l'abattre.



Les modalités de réalisation de ce suivi figurent dans l'arrêté du 21 avril 1997, modifié en partie par l'arrêté du 13 avril 2007.



Ces textes prévoient que l'animal est placé sous la surveillance d'un vétérinaire sanitaire pendant une période de 15 jours (pour un animal domestique).

Durant cette période, l'animal doit être présenté 3 fois par son propriétaire ou son détenteur à ce vétérinaire :

- une première fois dans les 24 heures de la morsure ;

- une deuxième fois au plus tard le septième jour après la morsure.



Assez étrangement, l'arrêté d'avril 2007 ayant modifié celui d'avril 1997 a supprimé toute mention en ce qui concerne la troisième visite.

L'on peut toutefois supposer qu'elle intervient au bout des quinze jours.



Enfin, aucune sanction n'est prévue en cas de non-respect de cette obligation de suivi par le propriétaire. Ce point contribue certainement au fait que c'est une mesure peu connue et loin d'être toujours appliquée.



* * *





Code rural - Article L. 223-10

"Tout animal ayant mordu ou griffé une personne, même s'il n'est pas suspect de rage, est, si l'on peut s'en saisir sans l'abattre, soumis par son propriétaire ou détenteur et à ses frais à la surveillance du vétérinaire. Les mêmes dispositions s'appliquent aux animaux ayant mordu ou griffé des animaux domestiques et des animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité dans les territoires définis par arrêté du ministre compétent, dans lesquels la rage a été constatée.
Dès qu'elle a connaissance des faits de la nature de ceux mentionnés à l'alinéa qui précède, l'autorité investie des pouvoirs de police rappelle au propriétaire ou détenteur les obligations ci-dessus définies et, en tant que de besoin, le met en demeure de les observer dans les vingt-quatre heures."



Code rural - Article R. 223-35



"Indépendamment des mesures prises au titre du deuxième alinéa de l'article L. 223-9, tous les animaux mordeurs ou griffeurs doivent être soumis à une surveillance durant une période définie par un arrêté du ministre chargé de l'agriculture, dans les conditions prévues par l'article L. 223-10. Cette surveillance comporte l'obligation pour le propriétaire ou le détenteur de soumettre l'animal, vacciné ou non, à trois visites effectuées par un vétérinaire investi d'un mandat sanitaire.

Pour les animaux relevant du ministère de la défense, les trois visites précitées peuvent être effectuées par un vétérinaire de la réserve opérationnelle de la défense nationale, sous la responsabilité d'un vétérinaire biologiste appartenant au cadre actif du service de santé des armées.

Il est interdit, pendant cette période de surveillance, au propriétaire ou au détenteur de l'animal de s'en dessaisir, de le vacciner ou de le faire vacciner contre la rage, de l'abattre ou de le faire abattre sans autorisation du directeur départemental des services vétérinaires selon les modalités prévues par arrêté du ministre chargé de l'agriculture."



Arrêté du 21 avril 1997relatif à la mise sous surveillance des animaux mordeurs ou griffeurs visés à l'article 232-1 du code rural



"Le ministre de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation,

Vu le code rural, et notamment l'article 232-1 ;

Vu le décret n°96-596 du 27 juin 1996 relatif à la lutte contre la rage, et notamment son article 11 ;

Vu l'avis de la Commission nationale vétérinaire (comité consultatif de la santé et de la protection animales) en date du 11 avril 1995,

Arrête :



Article 1er



Lorsqu'un animal, domestique ou sauvage apprivoisé ou tenu en captivité, vacciné ou non contre la rage, est un animal mordeur ou griffeur au sens de l'article 1er, point 5°, du décret susvisé et que l'on peut s'en saisir sans l'abattre, il est placé à la diligence et aux frais de son propriétaire ou de son détenteur sous surveillance d'un vétérinaire sanitaire.

Pendant la durée de cette surveillance, le propriétaire ou le détenteur de l'animal ne peut s'en dessaisir ni l'abattre sans l'autorisation du directeur des services vétérinaires.

Si le propriétaire ou le détenteur est inconnu ou défaillant à la mise en demeure qui lui est faite de placer son animal sous surveillance d'un vétérinaire sanitaire, l'autorité municipale fait procéder d'office à cette surveillance dans la fourrière où elle fait conduire l'animal.



Article 2



L'animal mordeur ou griffeur est placé sous la surveillance d'un vétérinaire sanitaire pendant une période de :

- quinze jours, s'il s'agit d'un animal domestique ;

- trente jours, s'il s'agit d'un animal sauvage apprivoisé ou tenu en captivité.

Pendant la durée de cette surveillance, l'animal doit être présenté trois fois par son propriétaire ou son détenteur au même vétérinaire sanitaire.

La première visite est effectuée avant l'expiration d'un délai de vingt-quatre heures suivant le moment où l'animal a mordu ou griffé, et la deuxième au plus tard le septième jour après la morsure ou la griffure.

En l'absence de symptômes entraînant la suspicion de rage, le vétérinaire sanitaire consulté établit à l'issue de chacune de ces deux premières visites un certificat provisoire attestant que l'animal ne présente, au moment de la visite, aucun signe suspect de rage.

A l'issue de la troisième visite, soit :

- le quinzième jour, s'il s'agit d'un animal domestique ;

- le trentième jour, s'il s'agit d'un animal sauvage apprivoisé ou tenu en captivité,

le vétérinaire sanitaire rédige un certificat définitif attestant que l'animal mis en observation, soit depuis quinze jours pour un animal domestique, soit depuis trente jours pour un animal sauvage apprivoisé ou tenu en captivité, n'a présenté à aucun moment de celle-ci de symptômes pouvant évoquer la rage.



Article 3



Dans le cas où le propriétaire ou le détenteur de l'animal placé sous surveillance d'un vétérinaire sanitaire se trouverait dans l'obligation de se déplacer avant la fin de la période de surveillance, le directeur des services vétérinaires peut l'autoriser à faire poursuivre les visites réglementaires de son animal par un second vétérinaire sanitaire au lieu de sa nouvelle résidence, sous réserve que soient préalablement avisés de ce transfert : la personne mordue ou griffée, le directeur des services vétérinaires du département d'accueil, le premier vétérinaire sanitaire consulté et l'autorité investie des pouvoirs de police qui a été informée des faits qui ont entraîné la mise sous surveillance vétérinaire de l'animal.



Article 4



La non-présentation de l'animal dans les délais prescrits à l'article 2 du présent arrêté ci-dessus doit être signalée immédiatement à l'autorité investie des pouvoirs de police et au directeur des services vétérinaires du département par le vétérinaire sanitaire sous surveillance duquel cet animal a été placé.



Article 5



Les certificats conformes aux modèles définis par l'annexe du présent arrêté sont établis en cinq exemplaires à l'issue de chacune des visites de l'animal. Ils sont détachés d'un carnet de vingt certificats numérotés en quintuplicata dont les dimensions et la présentation sont fixées par le ministre chargé de l'agriculture.

Trois exemplaires sont remis au propriétaire ou au détenteur de l'animal, à charge pour celui-ci d'en faire parvenir un à chacun des deux destinataires ci-après :

- la personne mordue ou griffée, ou le propriétaire des animaux mordus ou griffés ;

- l'autorité investie des pouvoirs de police qui a été informée des faits qui ont entraîné la mise sous surveillance vétérinaire de l'animal.

Le quatrième exemplaire est adressé par le vétérinaire sanitaire consulté, à l'issue de chacune des visites, au directeur des services vétérinaires du département dans lequel la personne ou l'animal domestique ou sauvage apprivoisé ou tenu en captivité a été mordu ou griffé.

Le cinquième exemplaire est conservé par le vétérinaire sanitaire consulté pendant une période d'un an.



Article 6



Pendant la période de mise sous surveillance de l'animal mordeur ou griffeur, l'apparition d'un signe quelconque de maladie ou la mort de l'animal, quelle qu'en soit la cause, doit entraîner, sans délai, la présentation de cet animal ou de son cadavre par son propriétaire ou son détenteur au vétérinaire sanitaire sous la surveillance duquel il est placé. Sa disparition doit, de même, lui être immédiatement signalée.

En cas de suspicion de rage, l'animal est maintenu en observation, isolé strictement et mis à l'attache, sauf impossibilité qui justifierait son abattage immédiat.



Article 7



Lorsque, au cours de la période de mise sous surveillance, l'animal mordeur ou griffeur meurt ou est abattu, soit après autorisation du directeur des services vétérinaires, soit en cas de force majeure, le cadavre, ou au moins la tête, est transmis au directeur des services vétérinaires pour être expédié notamment par le laboratoire vétérinaire départemental à un laboratoire agréé pour le diagnostic de la rage.



Article 8



L'arrêté du 1er décembre 1976 de mise sous surveillance vétérinaire des animaux ayant mordu ou griffé visés à l'article 232-1 du code rural est abrogé.



Article 9



Le directeur général de l'alimentation, les préfets, les maires et les autorités investies des pouvoirs de police sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.



Fait à Paris, le 21 avril 1997.



Pour le ministre et par délégation : Le directeur général de l'alimentation, M. Guillou



ANNEXE



Le modèle des carnets de certificats délivrés à l'issue de chacune des trois visites d'animaux ayant mordu ou griffé mentionnés à l'article 5 du présent arrêté est déposé au ministère de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation (direction générale de l'alimentation, service de la qualité alimentaire et des actions vétérinaires et phytosanitaires).

Ce modèle de carnet de certificats a été enregistré par le Centre d'enregistrement et de révision des formulaires administratifs sous le numéro 50-4141.

Ces carnets d'imprimés peuvent être obtenus auprès du Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral, 10, place Léon-Blum, 75011 Paris.





Arrêté du 13 avril 2007 modifiant l'arrêté du 21 avril 1997 relatif à la mise sous surveillance des animaux mordeurs ou griffeurs visés à l'article 232-1 du code rural et abrogeant l'arrêté du 22 janvier 1985 relatif à l'obligation de la vaccination antirabique de certains carnivores domestiques



Le ministre de l'agriculture et de la pêche,

Vu le code rural, notamment le titre II du livre II ;

Vu l'arrêté du 21 avril 1997 relatif à la mise sous surveillance des animaux mordeurs ou griffeurs visés à l'article 232-1 du code rural ;

Vu l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments en date du 17 novembre 2006 ;

Vu l'avis du comité consultatif de la santé et de la protection animales du 14 décembre 2006,

Arrête :



Article 1er



L'article 2 de l'arrêté du 21 avril 1997 susvisé est modifié comme suit :

Article 2 - L'animal mordeur ou griffeur est placé sous la surveillance d'un vétérinaire sanitaire pendant une période de :

– quinze jours, s'il s'agit d'un animal domestique ;

– trente jours, s'il s'agit d'un animal sauvage apprivoisé ou tenu en captivité.

Pendant la durée de cette surveillance, l'animal doit être présenté trois fois par son propriétaire ou son détenteur au même vétérinaire sanitaire.

Pendant la durée de cette surveillance, toute injection de vaccin antirabique à l'animal est interdite.

La première visite est effectuée avant l'expiration d'un délai de vingt-quatre heures suivant le moment où l'animal a mordu ou griffé, et la deuxième au plus tard le septième jour après la morsure ou la griffure.

En l'absence de symptôme entraînant une suspicion de rage, le vétérinaire sanitaire consulté établit à l'issue de chacune de ces deux premières visites un certificat provisoire attestant que l'animal ne présente, au moment de la visite, aucun signe suspect de rage. »



Article 2



Le directeur général de l'alimentation au ministère de l'agriculture et de la pêche et les préfets sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 13 avril 2007."
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#Posté le lundi 09 février 2009 00:57

LA LÉGISLATION ACTUELLE EN FRANCE

Synthèse - Description

Foire aux questions



Vous trouverez ci-dessous la liste des questions que l'on est le plus souvent amener à se poser et les réponses correspondantes :

- Q1 : la race staffordshire bull terrier est elle concernée par la législation française ?

- Q2 : la race english bull terrier est elle concernée par la législation française ?

- Q3 : la confirmation est elle obligatoire pour prouver que son american staffordshire terrier ou son tosa est LOF ?

- Q4 : le bouledogue américain est il concerné par la législation française sur les chiens dits "dangereux" ?

- Q5 : faut il aller tous les ans à la mairie pour mettre à jour la déclaration de son chien en 1ère ou 2ème catégorie ?

- Q6 : à partir de quel âge un chien de 1ère ou 2ème catégorie doit il porter la muselière ?

- Q7 : y-a-t-il des critères quant à la muselière : taille, forme, etc ?

- Q8 : une mairie peut elle refuser à un propriétaire de venir déclarer son chien de 1ère catégorie ?



* * *



Q1 : la race staffordshire bull terrier est elle concernée par la législation française ?



Le texte de l'arrêté d'avril 1999 indiquait : "relèvent de la première catégorie [...] les chiens assimilables par leurs caractéristiques morphologiques aux chiens de race staffordshire terrier [...] Relèvent de la deuxième catégorie [...] les chiens de race staffordshire terrier".



Cette ambiguïté dans la dénomination de la race (preuve de la certaine précipitation dans la construction du texte) a conduit, pendant longtemps à laisser à penser que le staffordshire bull terrier, cousin de l'american staffordshire terrier, était concerné par la loi de 1999.



Cette ambiguïté est aujourd'hui officiellement levée par les autorités, et ce à plusieurs reprises, qui ont précisé que "les chiens de type staffordshire bull terrier ne sont pas concernés par l'arrêté du 27 avril 1999".

Les sources sont les suivantes :

- question écrite n° 47948 du 19 juin 2000 de madame Anne-Marie IDRAC à monsieur le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche et réponse correspondante dudit ministre publiée au JO de l'Assemblée Nationale du 5 février 2001, page 774 ;

- Lettre du 4 janvier 2002 de monsieur Jean GLAVANY, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche

- Lettre du 22 juin 2005 de monsieur Laurent SOLLY, chef de cabinet du Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire.



La première source citée figure ci-dessous :




Il est donc clair qu'un chien staffordshire bull terrier LOF ne relève pas de la deuxième catégorie.

Par contre, il y a fort à parier qu'un chien staffordshire bull terrier non LOF relèverait de la 1ère catégorie étant donnée les caractéristiques morphologiques figurant dans l'arrêté du 27 avril 1999.



Q2 : la race english bull terrier est elle concernée par la législation française ?



Le bull terrier LOF ne figure pas dans la liste des races figurant en deuxième catégorie.



Qu'en serait il d'un bull terrier non LOF ?

Telle qu'est rédigé l'arrêté du 27 avril 1999 et pour peu que le chien en question, bien que non LOF, présente bien cette tête si caractéristique de cette race (en forme de ballon de rugby), un bull terrier non LOF ne relève pas de la loi sur les chiens dits dangereux.

En effet, dans l'énumération des caractéristiques morphologiques des chiens qui peuvent relever de la première catégorie (voir cette page), il est toujours fait état d'un stop plus ou moins marqué.



Q3 : la confirmation est elle obligatoire pour prouver que son american staffordshire terrier ou son tosa est LOF ?

Non. Un chien american staffordshire terrier ou tosa issu de deux parents inscrits au LOF est nécessairement LOF lui-même. A ce titre, il dispose de ce que l'on appelle le LOF provisoire. Ce document suffit à lui-même pour prouver qu'il est un chien de race.

Il est inutile de faire procéder à sa confirmation (qui est simplement une sorte d'autorisation à la reproduction).

Ceci est bien sur valable si et seulement si le producteur a rempli les formalités qui lui incombaient : déclaration de saillie, déclaration de portée. Avant d'acheter un chiot, ce sont deux vérifications minimum à faire auprès de lui.



Q4 : le bouledogue américain est il concerné par la législation française sur les chiens dits "dangereux" ?



Le bouledogue américain n'est pour l'instant pas une race reconnue par la Fédération Cynologique Internationale (FCI).

La race est donc "uniquement" gérée par différentes sociétés canines américaines et européennes qui délivrent des pedigrees. Le plus connu est l'United States American bulldog Club (USABC). On trouve aussi le NKC, l'UKC ou l'EABC pour les plus connus.


Par rapport à la loi de 1999, on peut déjà dire que le boul'am ne relève pas de la 2ème catégorie des chiens dits dangereux (puisqu'il n'est pas listé dans cette catégorie).


Pour la 1ère catégorie, l'arrêté parle d'apparence morphologique de chiens qui ne sont par ailleurs pas inscrits à un livre généalogique reconnu par le ministère de l'agriculture et de la pêche.
On pourrait donc penser que le boul'am inscrit à un livre généalogique ne relève pas de la 1ère catégorie, que sa détention n'est bien sur donc pas interdite et, enfin, qu'il ne relève pas de la loi sur les chiens dits "dangereux". Donc, pas de muselière, pas de déclaration en mairie, etc.



Toutefois, ce n'est pas si simple : l'inscription à un livre généalogique ne garantit pas l'exclusion de la 1ère catégorie. Par contre cela permet de prouver que le chien en question est bien un bouledogue américain et donc d'en référer à l'existence légale d'un club de race et aux divers documents que le Club Français du Bouledogue Américain (CFBA) a pu réunir (autorisations de DSV pour l'organisation de shows, courriers de la DGAL et de la SCC...).

Mais si on voulait être tout à fait dans les clous il faudrait réaliser une diagnose morphologique pour chaque boul'am en insistant sur les différences avec les critères morphologiques définis dans l'arrêté du 27 avril! Ce qui en pratique est bien sur impossible...
Le CFBA doit avoir une réunion fin juin 2007 avec la Société Centrale Canine pour essayer de solutionner cette difficulté.



Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à prendre contact avec le CFBA : http://www.cfba.fr



- Q5 : faut il aller tous les ans à la mairie pour mettre à jour la déclaration de son chien en 1ère ou 2ème catégorie ?

L'article L.211-3 du code rural indique : "la détention de chiens mentionnés à l'article 211-1 est subordonnée au dépôt d'une déclaration à la mairie du lieu de résidence du propriétaire de l'animal ou, quand il diffère de celui de son propriétaire, du lieu de résidence du chien. Cette déclaration doit être à nouveau déposée chaque fois à la mairie du nouveau domicile.

II. - Il est donné récépissé de cette déclaration par le maire lorsque y sont jointes les pièces justifiant :

- de l'identification du chien conforme à l'article 276-2 ;

- de la vaccination antirabique du chien en cours de validité ;

- pour les chiens mâles et femelles de la première catégorie, le certificat vétérinaire de stérilisation de l'animal ;

- dans des conditions fixées par décret, d'une assurance garantissant la responsabilité civile du propriétaire du chien ou de celui qui le détient, pour les dommages causés aux tiers par l'animal. Les membres de la famille du propriétaire ou de celui qui détient l'animal sont considérés comme tiers au sens des présentes dispositions.

III. - Une fois la déclaration déposée, il doit être satisfait en permanence aux conditions énumérées au II."


Cela veut donc dire deux choses :
a) pour faire la déclaration et obtenir le récépissé les documents à fournir doivent être en cours de validité ;
b) il doit être satisfait en permanence aux conditions concernant ces documents (c'est à dire les avoir à jour) et ce en cas de contrôle, bien sur.
Cela veut donc dire qu'il n'y a aucune obligation à aller tous les ans remettre à la mairie ou aux forces de l'ordre certificat de vaccination et attestation d'assurance à jour. Le tout est de pouvoir présenter ces documents à jour en cas de contrôle.



- Q6 : à partir de quel âge un chien de 1ère ou 2ème catégorie doit il porter la muselière ?

L'article L.211-5 du code rural indique : "Sur la voie publique, dans les parties communes des immeubles collectifs, les chiens de la première et de la deuxième catégorie doivent être muselés et tenus en laisse par une personne majeure"
Tel que cela est rédigé, cela veut donc dire quel que soit l'âge.



- Q7 : y-a-t-il des critères quant à la muselière : taille, forme, etc ?

L'article L.211-5 du code rural indique : "Sur la voie publique, dans les parties communes des immeubles collectifs, les chiens de la première et de la deuxième catégorie doivent être muselés et tenus en laisse par une personne majeure"

Aucun critère n'est fixé, le modèle de muselière est donc libre dans la mesure où elle remplit sa fonction : empêcher de mordre.



- Q8 : Une mairie peut elle refuser à un propriétaire de venir déclarer son chien de 1ère catégorie ?

De plus en plus de mairies refusent à des propriétaires d'enregistrer la déclaration de leur chien de 1ère catégorie au motif que, nous citons, "ces chiens ne devraient plus exister depuis 1999".

Elles font ainsi courir le risque à ces propriétaires d'être sanctionné pour non déclaration de leur chien en mairie : pour mémoire, 135 euros d'amende.

Ce refus est généralement suivi d'un odieux chantage : "vous nous laissez euthanasier votre chien, et on en restera là".



La loi est très claire sur ce point :

L'article L.211-14-II du code rural indique : "Il est donné récépissé de cette déclaration [la déclaration en mairie] par le maire lorsqu'y sont jointes les pièces suivantes ...". Suit l'énumération des pièces à fournir selon que l'on détient un chien de 1ère ou 2ème catégorie.

Une circulaire ministérielle adressée aux préfets est d'ailleurs très claire sur ce point.

C'est une circulaire du ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire et du ministère de l'agriculture et de la pêche.

Elle est datée du 3 mai 2007 et a pour référence NOR INT D 07 00054 C

Elle indique : « le maire est tenu de délivrer récépissé dès lors que les pièces prévues à l'article L.211-14 du code rural sont fournies par le propriétaire à l'appui de sa déclaration ».
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#Posté le lundi 09 février 2009 00:56

LA VEILLE "PRESSE"

La veille "presse" en France





Titane, mâle american staffordshire terrier -

Décédé hélas trop vite, il apprenait avec son maître Dominique à sauver des humains lors de catastrophes naturelles





29 janvier 2008 :

# Suite de la décision du Conseil Général concernant les assistantes maternelles de la Loire (42) :

"Après en avoir débattu avec la commission départementale des affaires sociales le 9 janvier, Pascal Clément, président du conseil général de la Loire, va prendre dans les prochains jours un arrêté interdisant la présence de chiens dangereux au domicile des assistantes maternelles (qui gardent des enfants à la journée). Dans un communiqué, Pascal Clément rappelle qu'"il appartient aux services du conseil général de s'assurer que chaque assistante maternelle offre des garanties suffisantes de sécurité aux enfants accueillis" et que les chiens classés en catégorie I (chiens d'attaque) et II (chiens de garde et de défense) représentent "un danger potentiel pour les enfants". Cette annonce intervient alors que le Parlement examine le projet de loi renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux.
La mesure annoncée prendra une double forme. D'une part, le département ne délivrera plus d'agrément aux candidates possédant un chien dangereux à leur domicile. Sur ce point, l'arrêté annoncé ne changera pas grand chose - si ce n'est d'officialiser le motif de rejet - par rapport à la situation qui prévaut déjà dans la quasi totalité des départements. Lors de l'évaluation des candidates par le service social et la PMI du département, la possession d'un chien dangereux constitue de fait un motif de rejet, même s'il n'est pas clairement affiché comme tel. D'autre part, l'arrêté prévoira la suspension de l'agrément, en vue de son retrait pour les assistantes maternelles qui possèdent un chien dangereux. Celles-ci disposeront alors d'un délai de trois mois pour se mettre en règle avec l'arrêté, en d'autres termes pour se défaire de l'animal. A défaut, le président du conseil général prononcera un retrait d'agrément à l'issue de la procédure légale. Des contentieux ne sont donc pas à exclure et la jurisprudence administrative se montre généralement assez soucieuse du droit des assistantes maternelles dans ce type de procédure.
Pour mettre en oeuvre cette mesure, le président du conseil général va écrire aux 5.500 assistantes maternelles du département (qui gardent environ 13.000 enfants) pour leur expliquer la nouvelle réglementation et, le cas échéant, leur demander de se mettre en règle. Face à la multiplication des accidents impliquant des chiens dangereux, d'autres départements pourraient bien suivre la voie tracée par la Loire."

Consulter la note du Conseil Général ICI.





11 janvier 2008 :

# Chantage pour les assistantes maternelles de la Loire (42) : elles devront se séparer de leur chien catégorisé si elles souhaitent conserver leur agrément :

"Le conseil général de la Loire a annoncé jeudi qu'il interdisait à ses 6.000 assistants maternels et familiaux agréés de détenir un chien classé en 1ère et 2ème catégorie. La décision du président du conseil général de la Loire Pascal Clément (UMP), ancien ministre de la Justice, est destinée à protéger les enfants placés sous la responsabilité de l'institution départementale. Cette restriction à la délivrance des agréments a été présentée mercredi à la commission des affaires sociales du conseil général, le jour où deux enfants étaient victimes d'animaux dangereux dans le département voisin du Rhône. Elle va s'appliquer aux 500 familles d'accueil de la Loire, ainsi qu'aux 5.500 assistantes maternelles agréées, qui accueillent quelque 13.000 enfants. Celles qui choisiront de garder leur animal perdront leur agrément; les autres auront un délai de trois mois pour se mettre en conformité avec l'arrêté du président du conseil général, en se séparant de leur chien classé en 1ère catégorie (chiens d'attaque) ou en 2ème catégorie (chiens de garde et de défense"



9 janvier 2008 :

# Dans le Rhône, à CHARNAY, un petit garçon de 2 ans et demi a été tué par le chien de la famille.

Contenu de la dépêche AFP :

"Un garçon de deux ans et demi a été tué mercredi par le chien de la famille, un rottweiler, qui s'est jeté sur lui apparemment sans raison, dans la commune de Charnay (Rhône), a-t-on appris auprès des gendarmes et des pompiers.

L'enfant descendait de voiture vers 19H30 quand le chien s'est précipité sur lui et l'a mordu à de nombreuses reprises. La mère du garçonnet a essayé de s'interposer mais elle n'a pu qu'assister à la scène impuissante. Elle n'a pas été blessée par l'animal, ont précisé les gendarmes.

A l'arrivée des gendarmes, la famille avait réussi à enfermer le chien dans le garage de la propriété. Le molosse a ensuite été difficilement maîtrisé par une équipe du groupe d'intervention cynophile de la gendarmerie du Rhône.

"Le chien est vivant et on attend la décision de la justice le concernant", a-t-on ajouté de même source.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le chien était déclaré, conformément à la législation, ont encore précisé les gendarmes.

Fin novembre, l'Assemblée nationale avait adopté un projet de loi sur les chiens dangereux, instaurant un "permis de détention" pour les plus dangereux (chiens d'attaque et chiens de garde et de défense), délivré par le maire, à la suite d'une série d'agression de molosse divers.

Une douzaine d'agressions de pitbull, rottweiler ou de American staffordshire ont été relatées dans la presse lors du dernier trimestre 2007.

Les morts restent relativement exceptionnelles, mais leur fréquence augmente avec l'accroissement du nombre de chiens en France. Environ la moitié des 30 morts causées par ces attaques au cours des 18 dernières années ont eu lieu depuis 2000, concernant en majorité des enfants et des personnes âgées.

Environ 600.000 chiens "catégorisés" sont actuellement recensés en France (270.000 chiens d'attaque et 410.000 chiens de garde et de défense), selon un rapport de la députée Catherine Vautrin (UMP)".

A ce stade, il convient d'être précis car beaucoup de mails nous parviennent à ce sujet : contrairement au raccourci fait par la dépêche la loi prévoyant un "permis" n'est pas définitivement votée et n'est pas entrée en vigueur. Elle a été examinée une première fois par le Sénat et l'Assemblée Nationale et doit faire l'objet d'une seconde lecture par ces deux assemblées.

La dépêche AFP, largement reprise par les médias depuis, indique qu'une "douzaine d'agressions de pitbulls, rottweilers ou de American staffordshire ont été relatés dans la presse lors du dernier trimestre 2007". La dépêche AFP ne mentionne pas ici celles relatées du fait d'autres races qui, certes, ne sont pas vendeuses.

A ce stade de la journée, le chien était en règle (on apprendra plus tard qu'il n'était pas vacciné contre la rage).

Ce jour 10 janvier, Libération.fr reprend l'incident et le décrit :

"Un garçonnet est mort, mercredi soir à Charnay, près de Lyon, après avoir été attaqué par le chien de la famille. Romaric (deux ans et demi) rentrait chez lui avec sa mère. Elle a ouvert le portail et la voiture s'est garée dans la propriété fermée du Beaujolais. L'enfant est descendu. C'est alors que l'animal, un rottweiler âgé de quatre ans et demi et pesant 70 kilos, s'est jeté sur lui... Il a attrapé Romaric par une jambe et l'a traîné dans la cour, vers le jardin. Là, il lui a saisi la nuque et a secoué la tête comme ont le fait pour tuer une proie. La mère a tenté de desserrer les mâchoires du chien. Lorsqu'elle y est parvenue, il était trop tard. Les pompiers et le Samu, alertés, sont arrivés rapidement. Ils ont pratiqué un massage cardiaque durant trois quart d'heure, sans parvenir à sauver l'enfant. Romaric est mort vers 20h. Son corps doit être autopsié aujourd'hui à l'hôpital de Gleizé."

Les détails donnés sont là pour frapper : un chien de "70 kilos" (!), le chien a secoué l'enfant "comme on le fait avec une proie...", etc... ou comment exploiter le malheur d'une famille avec des détails sordides...

LCI.fr embraye en reprenant la dépêche AFP puis cela s'accélère : l'AFP publie une nouvelle dépêche et cite un fait divers intervenu ce 10 janvier dans le Rhône : un bouledogue anglais ayant mordu un enfant de 7 ans :

"Un garçon de sept ans a été sévèrement mordu à la joue mercredi après-midi par un bouledogue anglais à Chenas (Rhône) et hospitalisé, alors qu'un garçonnet était tué le même jour par un rottweiler dans le même département, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture.

"Ses jours ne sont pas en danger mais nous allons quand même demander à ce que le chien, qui n'est pas classé en première ni en deuxième catégorie, soit euthanasié", a déclaré à l'AFP le préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès de la région Rhône-Alpes, Xavier de Fürst. Mercredi vers 19h30, à Charnay, un garçon de deux ans et demi a été tué par le chien de la famille, un rottweiler, qui s'est jeté sur lui apparemment sans raison. L'enfant descendait de voiture quand le chien s'est précipité sur lui et l'a mordu à de nombreuses reprises. La mère du garçonnet a essayé de s'interposer mais elle n'a pu qu'assister à la scène, impuissante. "Le rottweiler, classé en deuxième catégorie, celle des chiens de défense, avait été déclaré en mairie et castré, conformément à la législation en vigueur", a expliqué M. de Fürst. Il n'était pas muselé au moment du drame car il ne se trouvait pas sur la voie publique mais à l'intérieur de la propriété familiale, a-t-il ajouté. "Ce chien, qui avait 4 ans et demi, connaissait le petit garçon depuis toujours et n'avait donné jusqu'alors aucun signe d'énervement vis-à-vis des enfants", a précisé le préfet. "La famille était en règle mais nous allons quand même demander à ce que ce chien soit également euthanasié sous le contrôle d'un vétérinaire", a affirmé M. de Fürst, en précisant qu'une enquête, confiée à la compagnie de gendarmerie de Villefranche-sur-Saône (Rhône), était en cours. "Ces deux affaires nous poussent à renforcer sérieusement les contrôles et à rappeler les règlements concernant ce type de chiens", a conclu le préfet."

Plus tard dans la journée, Lemonde.fr déclare que le chien était en règle : "les propriétaires détenaient un permis de détention" !!! (mesure qui n'est pas en vigueur à ce jour, rappelons le).

Un internaute, voisin de la famille frappée par ce terrible accident, témoigne : "ce matin les chiens ont pris une autre forme : ils s'appellent TF1, France 2, M6... Plus de 25 voitures devant la maison".



Hélas, même parmi les personnes censées connaîtrent un minimum le "fonctionnement" du chien, l'on entend des inepties : ainsi, le responsable du refuge SPA de Brignais (Rhône) où a été placé le chien prétendant, à 20 heures, sur une grande chaîne, que "le chien a pété les plombs... le rottweiler est un chien imprévisible"...



7 décembre 2007 :

# un article de "La tribune" relate l'abattage de trois rottweilers intervenu il y a un mois. Ce type de fait est de plus en plus fréquent depuis quelques temps : l'article.

# Un article de "L'Indépendant" revient sur l'affaire de la ville de Carcassonne et commente la mise en place d'une "brigade canine" : l'article.





29 octobre 2007 :

"La ville de Grenoble a décidé de devancer la prochaine loi sur les chiens dangereux et va imposer, par arrêté municipal, aux propriétaires des 539 chiens de 1ère et 2e catégorie déclarés dans la commune une formation gratuite de quatre heures dispensée par l'éducateur canin de la ville, a annoncé lundi le maire Michel Destot.

Les propriétaires de chiens de 1ère catégorie disposeront de trois mois pour suivre cette formation gratuite et ceux de 2e catégorie d'un an, a précisé le maire PS. A l'issue de cette formation, un permis d'aptitude sera délivré aux maîtres. Selon Michel Destot, "dans le comportement d'un chien, il y a 20% de génétique et 80% d'éducation".

La ville de Grenoble, qui dispose de son propre éducateur canin, organise très régulièrement depuis de nombreuses années des formations et des séances d'éducation pour les propriétaires de chiens."

A noter : la ville de GRENOBLE compte 539 chiens catégorisés sur un total de 15.000 chiens (selon la mairie), soit une mesure qui concerne 3,5 % des chiens de l'agglomération. Est ce que seul ces 3 % de propriétaires doivent disposer de notions d'éducation canine ?







24 octobre 2007 :

Source AFP :

"Un petit garçon de 19 mois, mordu par un chien à Bobigny mardi soir dans le hall d'un immeuble, est décédé mercredi matin de ses blessures, a-t-on appris de source judiciaire.

Le chien, de race rottweiler, s'est jeté sur l'enfant alors que celui-ci attendait l'ascenseur aux côtés de sa mère et de sa tante, mardi en début de soirée, entre 19H00 et 20H00, dans l'entrée d'un immeuble de la cité de l'Etoile.

Transporté dans un état grave à l'hôpital Necker à Paris, le bébé est décédé mercredi matin.

Selon les premiers éléments de l'enquête, "le chien a surgi dans le hall, a attrapé au visage l'enfant et l'a traîné dans le hall sans lâcher prise", selon cette source.

Plusieurs personnes ont en vain tenter d'obliger le rottweiler à desserrer sa prise. Le chien a fini par lâcher l'enfant de lui-même.

Deux personnes, désignées comme pouvant être les propriétaires du chien, ont été placées en garde à vue dans la nuit dans les locaux de la Sûreté départementale à Bobigny.

Le chien, transporté à la SPA, devait être euthanasié à l'issue des examens classiquement pratiqués sur ces animaux."

Toute la journée les médias ont claironné que le chien en cause était un rottweiler ou un croisé rottweiler !

La vérité ? La SPA la rétablit au travers d'un communiqué :

"La SPA souhaite dénoncer, une fois de plus, le traitement de l'information relative aux chiens dits dangereux et regrette profondément qu'après l'attaque mortelle dont a été victime un enfant de 19 mois, la presse fasse de l'approximatif !



L'animal, aujourd'hui décédé, est un chien croisé berger-beauceron, qui n'appartient pas aux catégories de chiens dits dangereux. Il ne présente aucunement les caractéristiques d'un chien de race rottweiler ou de type pit-bull.



Ce chien présentait un état de maigreur et de déshydratation important et n'était pas correctement entretenu par son « propriétaire », une personne travaillant comme agent de sécurité : pelage terne, dentition très abimée, côtes saillantes, marque sur le museau du port prolongé de la muselière.



« Pendant combien de temps, la SPA devra-t-elle rappeler que le problème ne se situe pas au niveau de la race du chien, mais bien au niveau de son éducation et de son sevrage ? Le comportement du chien qui a aujourd'hui tué s'explique en grande partie par ses conditions de détention : mauvais traitements, nourriture insuffisante, manque de sociabilisation... La liste est longue », souligne, catastrophée et écoeurée, Caroline LANTY, Présidente de la SPA.



« Les refuges de la SPA font aujourd'hui face à des abandons en grand nombre ! Comment le meilleur ami de l'homme a-t-il pu devenir sa pire angoisse ? La SPA sonne l'alarme et exige une information sérieuse et objective, et non sensationnelle », poursuit Caroline LANTY.



Tant que le Gouvernement n'aura pas pris la mesure du problème en s'attaquant véritablement aux contrôles des circuits de produits des animaux en France,



Tant que n'importe qui pourra vendre et acheter un chien,



Tant que l'on n'aura pas compris qu'un chien mérite une attention particulière lors des premières semaines de vie (sevrage) et une éducation pour définir sa place au sein de la famille et qu'un chien de devient pas agressif sans raison,



Humains et animaux paieront le prix fort d'une reproduction anarchique et incontrôlée.



La SPA alerte, depuis de nombreuses années, les Pouvoirs Publics sur ces questions essentielles. Silence, mépris, indifférence : voilà les réactions que nous avons !"





18 octobre 2007 :

Conférence de presse de la SPA :

"Lors d'une conférence de presse à l'initiative de la SPA, Vétérinaires, Comportementalistes, Parlementaires, Fourrières et Syndicat des Professionnels du Chien et du Chat ont rappelé leur opposition au texte de loi relatif aux chiens dits dangereux.

Geneviève GAILLARD, Présidente du Groupe de protection Animale a indiqué que ce texte était « basé sur l'émotion, qu'il ne servait à rien et n'était pas bon ».

Le professeur COURREAU, Vétérinaire à L'Ecole Vétérinaire Maisons-Alfort a poursuivi en indiquant que « le propriétaire de chien était responsable de l'état de l'animal et de son éducation et qu'aucun animal n'était génétiquement prédisposé, au regard de sa race, à être plus agressif qu'un autre. ».

Anne-Marie ROUEIL, Présidente du Syndicat des Professionnels du chien et du chat s'est quand à elle interrogée : « Comment le projet de loi transforme le meilleur ami de l'homme en son pire ennemi ? »

Elle a de plus mis en cause « la vente industrielle des animaux de compagnie et plus particulièrement par le biais des petites annonces. Socialiser un animal prend du temps. Il faut réguler le commerce des animaux et en finir avec les importations » a-t-elle martelé.

Thierry BEDOSSA, vétérinaire comportementaliste, « a indiqué que le projet de loi stigmatisait certaines races de chiens, qu'il ne solutionnerait en rien le problème et qu'il contenait des dispositions criminelles, racistes et choquantes ».

Enfin, Jean-François Fonteneau, directeur de sociétés de fourrière, a rappelé « qu'il se refuserait à cautionner des réquisitions injustifiées et que ce texte était inadapté à la situation actuelle ».

La SPA a su réunir l'ensemble des professionnels autour d'elle.

« Nous rentrons clairement en résistance contre un texte inadapté et non-abouti. Nous refusons d'être complices d'euthanasies massives ! » déclare Caroline LANTY, Présidente de la SPA

Le gouvernement prévoit, en mettant en place ce texte, près de 100 000 chiens euthanasiés.

« L'annonce de ces euthanasies lors d'une récente réunion provoque une levée de bouclier. Ni la SPA ni les professionnels ne procèderont à ces tueries d'animaux ! » conclut la Présidente de la SPA.

« Le Gouvernement, les députés et sénateurs comprendront-ils qu'ils font fausse route ? Que 8 millions de chiens partagent la vie de 12 millions de Français, électeurs de surcroit ! Aujourd'hui, les Pitbulls et les Rottweilers mis à l'index, et demain ? » s'insurge Caroline LANTY.

« Alors que tous les acteurs concernés souhaitent aider le Gouvernement, pourquoi celui-ci fait-il cavalier seul et balaie d'un revers de main toutes nos contributions et propositions ? » indique Caroline LANTY.

Nous laissons la porte ouverte aux négociations avec le Gouvernement et demandons à celui-ci de ne pas se fourvoyer dans l'adoption d'un texte qui nous fait honte !"



5 octobre 2007 :

# SULTAN, l'american staffordshire terrier qui avait mordu et tué la petite fille à EPERNAY fin août 2007 a été euthanasié le 3 octobre 2007.



# Un propriétaire récidiviste écroué : sur le site www.laprovence.fr :

"Trois jours après l'agression d'un retraité marignanais par un chien dangereux, la justice a fait preuve de sévérité. Après avoir été placés en garde à vue, les deux propriétaires mis en cause ont été présentés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d'Aix. L'un d'eux, le propriétaire du rottweiler, a été placé sous mandat de dépôt. Il va dormir en prison en attendant le jugement sur le fond du dossier, qui aura lieu à Aix le 25 octobre.
La victime de l'agression, ainsi que le policier municipal qui avait tiré sur ce même animal une semaine plus tôt devraient témoigner à l'audience. Décider d'écrouer le propriétaire d'un chien dangereux était jusque-là peu banal. Une décision qui se veut visiblement exemplaire. Pascal Guinot, procureur-adjoint à Aix, justifie: "Ce sont des faits graves, que les tribunaux ont toujours traités avec sérieux. Mais récemment, les affaires de ce type se sont multipliées. Et ce prévenu était en état de récidive."
Ce trentenaire, qui est gérant de société, domicilié à Aix, a en effet été condamné en 2004 pour des faits similaires. Son croisé rottweiler avait grièvement blessé un octogénaire au mollet et au bras gauche. Jugé au tribunal de police, il avait alors écopé d'une amende. Le second mis en cause, propriétaire d'un croisé griffon-labrador, a été laissé en liberté sans contrôle judiciaire. "Son chien n'est pas répertorié parmi les animaux dangereux", explique son avocate, Me Carole Romieu.
Le rottweiler, en revanche, fait partie de cette catégorie. À ce titre, il aurait dû être déclaré en mairie et vacciné comme l'exige la loi, ce que n'a pas fait son maître. Les deux chiens étaient utilisés pour garder une entreprise nouvellement installée sur Marignane, le long du canal du Rove. Hier, ils se trouvaient en fourrière, au refuge SPA du Réaltor, près d'Aix. Ils devraient être tous les deux euthanasiés. "



# Un rottweiler attend son sort sur le site www.lunion.presse.fr :

"Bouba, un rottweiler de 2 ans, a été placé au refuge de Vitry-le-François après avoir happé le bras d'une personne lors d'une bagarre. Son comportement est actuellement étudié.« Je n'ai pas encore pris de décision. Mais je suis dans un état d'esprit où je n'exclus aucune possibilité, y compris l'euthanasie du chien ! », souligne Michel Biard, le maire de Vitry. Le 22 septembre, le rottweiler de 2 ans, non muselé, aurait happé le bras d'une personne lors d'une bagarre survenue dans la soirée place de la Halle. « Ce chien de deuxième catégorie était détenu par une personne qui n'avait pas le droit d'en posséder un" précise l'élu qui a pris un arrêté de placement. Le premier depuis le début de sa mandature en 2001. « J'ai considéré que le danger était grave et immédiat ».
Le maire garde vraisemblablement en mémoire la fillette de 18 mois décédée le 19 août dernier après avoir été mordue au visage par un american staffordshire terrier à Epernay. Le rottweiler, qui est tatoué et vacciné, a été amené au refuge de la Haute-Borne. Depuis, Bouba attend son sort.
Visite du vétérinaire
Mardi dernier, un vétérinaire est venu examiner le comportement de l'animal. « Pour l'instant, ce chien n'a présenté aucun signe d'agressivité envers les autres bêtes, ni envers nous », affirment Sylvie Gilbaut, présidente du refuge de Vitry-le-François, et Jocelyne Madaschi, vice-présidente. « Il ne cherche pas à agresser les autres pensionnaires à travers les grilles ». Le refuge l'a déjà eu plusieurs fois en pension. « Bouba est très sociable. Il est super gentil ! Depuis son placement, le propriétaire, sa compagne et sa fille viennent lui rendre visite tous les jours ». Le vétérinaire doit encore effectuer deux autres visites avant de remettre son rapport au maire. Celui-ci statuera alors sur le destin du rottweiler. « J'ai encore besoin d'être éclairé sur le caractère du chien et sur les circonstances dans lesquelles il aurait mordu une personne » déclare Michel Biard.
Une chose est sûre, Bouba ne sera pas rendu à son propriétaire, un Vitryat d'une trentaine d'années. Celui-ci comparaîtra le 6 février prochain devant le tribunal de Châlons-en-Champagne pour « violence volontaire avec une interruption temporaire de travail inférieure ou égale à 8 jours », « détention d'un chien de deuxième catégorie malgré l'interdiction » et « blessure involontaire n'excédant pas trois mois par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ». "



14 septembre 2007 :

Suite aux consignes du Ministère de l'Intérieur, les autorités de l'Ile de la Réunion durcissent le ton concernant les chiens dits "dangereux".

La préfecture de l'île de la Réunion a émis une circulaire en ce sens concernant les chiens dangereux. Cette circulaire est consultable ICI.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, avait demandé aux préfets de renforcer les contrôles et les interdictions de circulation des chiens de catégorie 1 et 2.

Pierre-Henry Maccioni (préfet de l'île) n'a pas attendu longtemps pour prendre cinq mesures phares :

1 - Les forces de police et de gendarmerie effectueront désormais régulièrement des contrôles ciblés sur les chiens dits dangereux.

2 - Les maires sont invités à mettre en ½uvre de façon plus systématique leurs pouvoirs de police, notamment par leur pouvoir d'interdiction de ces chiens à l'occasion de fêtes de quartiers ou de manifestations commerciales.

3 - L'interdiction pure et simple d'importation à la Réunion de chiens de catégorie 1 et 2.

4 - Les sociétés de sécurité privées utilisant ce type de chiens se verront retirer leur agrément au moindre incident lié à ces chiens. La préfecture les encourage - textuellement - à “se séparer de ces chiens pour privilégier des races de chiens de garde plus traditionnelles.”

5 - La présence de ces chiens, même tenus en laisse et en muselière, est désormais totalement interdite les mercredis, samedis, dimanches et jours fériés sur les plages surveillées et dans les principaux parcs publics.



Pour Franck-Olivier Lachaud, secrétaire général de la préfecture, il y a une forte attente des Réunionnais sur ce sujet : “La population souhaite qu'il y ait une interdiction pure et simple de ces bêtes. Et on ne peut pas ignorer ce sentiment.” Le communiqué est clair sur ce point et conclut : “La liberté de chacun à posséder les animaux de son choix s'arrête où commence la liberté de tous à circuler et à séjourner dans des lieux publics, en particulier en famille, sans danger ni peur.”



Les professionnels se montrent partagés sur ces mesures.



Stéphane Ancel, de la société de sécurité GSPA, veut continuer à exercer avec des molosses, particulièrement dissuasifs en cas de pépin : “Je trouve ces mesures injustes car c'est déjà très difficile d'avoir un agrément et un accident est vite arrivé. Bientôt il n'y aura plus de maîtres-chiens. Si l'on utilise ces chiens, c'est tout simplement parce qu'ils sont mieux pour la garde.”

Cependant, d'autres professionnels, comme le gérant de la société SOI, ne cachent pas leur satisfaction : “Je trouve cela très bien. Augmenter les contrôles, cela peut permettre d'assainir le milieu de la sécurité.”

Mais le point qui fera sans aucun doute l'objet de controverses concerne l'interdiction d'importer des chiens de seconde catégorie. “Si un chien est inscrit au LOF, il a été attesté par la société centrale canine, elle-même gérée par le ministère de l'Agriculture, alors je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas venir avec ce chien à la Réunion. Cette mesure me semble hors-la-loi. Je ne comprends pas qu'elle soit possible”, confie Jean-Luc Chane-Kane, vice-président de la société canine régionale de la Réunion, “Sans compter que cela va poser un problème dans la reproduction. Si on n'importe pas de nouveaux chiens, il va finir par y avoir des problèmes de consanguinité. Et d'ici 200 ans, les chiens seront complètement déséquilibrés.”

Michel Eckert, dresseur et capteur animalier, partage ce point de vue : “Je ne peux pas approuver une mesure qui est restrictive de liberté. D'autant qu'à court terme, ça peut aller à l'encontre de ce que l'on cherche.” Cependant, le dresseur est plutôt en accord avec les autres mesures : “On ne va pas trop loin. Lorsqu'il y a des accidents avec des enfants, ce sont forcément des accidents très graves. Aujourd'hui, nous n'avons pas les moyens de vérifier qu'un propriétaire maîtrise son chien, alors on fait des lois et des règlements.” Michel Eckert préconise un permis canin, comme cela existe déjà en Allemagne. Ce permis de détenir un chien dangereux est une sorte d'attestation basée sur des épreuves techniques et théoriques qui permet de s'assurer que le propriétaire ne fait pas n'importe quoi avec son animal et en est totalement maître. Une solution idéale que la ministre de l'intérieur pourrait peut-être sortir prochainement de son chapeau. La préfecture promet de nouvelles mesures pour bientôt...



5 septembre 2007 :

Un cas de morsure grave s'est produit à BOULOGNE SUR MER le 5 septembre 2007. Bien qu'intervenu pendant un meeting de Bertrand DELANOE (c'est-à-dire couvert largement par la presse), ce cas n'a été rapporté que par un seul média, régional qui plus est. Vous vous demandez pourquoi ?



"Une femme la joue arrachée par un chien hier soir à Boulogne
Une femme d'une quarantaine d'années s'est fait gravement mordre par un chien huski hier soir vers 20 h à Boulogne.
L'incident s'est produit place Léon-Blum, dans le quartier Damrémont, en marge du meeting que tenait le maire de Paris Bertrand Delanoé, venu soutenir le candidat socialiste aux cantonales partielles de Boulogne Sud-Le Portel.
La fin de son allocution a été interrompue par un hurlement. Une femme, à terre, le visage ensanglanté venait de se faire mordre très profondément la joue par un chien husky, qu'elle caressait et faisait mine d'embrasser. Elle connaissait pourtant bien l'animal, décrit comme habituellement placide par les riverains. Il était tenu en laisse par une habitante du quartier au moment de l'incident, qui s'est produit devant des enfants.
La malheureuse victime, défigurée, a été transportée à l'hôpital Duchenne et le chien a été placé en contrôle sanitaire par la SPA. Une procédure normale en cas de morsure pour vérifier que l'animal n'avait pas la rage.
Source : http://www.lavoixdunord.fr"





22 août 2007 :

Un cas de morsure est relaté par plusieurs journaux. Il a eu lieu le 19 août 2007.

Extrait issu du site du journal "L'Union" : www.lunion.presse.fr :

"UN terrible drame familial est survenu dimanche soir à Epernay vers 19 h 45 au domicile de Sparnaciens. La maîtresse d'un american staffordshire terrier avait laissé son chien à garder au domicile de sa s½ur à Epernay pendant qu'elle allait travailler.
Pour une raison encore indéterminée, le chien a saisi dans sa gueule la tête de la petite fille de la maison, âgée de 18 mois, et l'a mordue à plusieurs reprises au visage. Ce n'était pourtant pas la première fois que l'amstaff et le bébé étaient en présence.
Grièvement blessée, la petite a été transportée par les pompiers d'Epernay en réanimation au CHU de Reims. Opérée dans la nuit, le pronostic vital du bébé était encore très réservé hier soir.
[...]

D'après les premiers éléments de l'enquête menée par le commissariat d'Epernay, sous la direction du procureur de la République de Châlons-en-Champagne, le chien était en règle. Après l'accident, il a été placé dans un refuge, le temps qu'il soit décidé de son sort.
Le fait que l'enfant soit la nièce de la propriétaire du chien ajoute à l'horreur de ce terrible accident. « Dans la majorité des cas, quand il y a morsure de chien, c'est le chien de la famille », constate Bruno Remiot, vétérinaire.
« On ne peut pas généraliser : un amstaff peut avoir un caractère plus doux qu'un caniche, tous les comportements sont au cas par cas », précise-t-il. « En revanche, les amstaff sont des chiens costauds à la mâchoire puissante : leur morsure fait plus de dégâts que ceux d'un caniche. » "



Le journal rappelle les précédents intervenus dans la région :

"9 février 2007, Bellenglise (Aisne) : un rottweiler mord aux bras un promeneur. Le propriétaire est condamné à 3 mois de prison avec sursis et à 300 ¤ d'amende.
18 décembre 2006, Saint-Quentin : un chien de 1re catégorie mord aux mains une dame qui promenait son caniche. Le molosse sera euthanasié, le propriétaire condamné à un mois de prison ferme et à 450 ¤ d'amende.
16 décembre 2006, Amiens : un american staffordshire attaque un bébé de 18 mois dont la mère rendait visite à une amie. L'animal saisit dans sa gueule la tête de l'enfant, le blessant aux joues et lui arrachant deux dents.
20 novembre 2006, Saint-Quentin : deux boxers échappés s'en prennent à deux élèves infirmières dans un hall de l'hôpital. L'une est blessée aux mollets et à un bras, l'autre profondément griffée. L'un des chiens sera euthanasié.
22 novembre 2006, Allonne (Oise) : une jeune femme de 23 ans est attaquée par quatre rottweilers qu'elle venait nourrir. La tête déchiquetée, la victime ne survit pas.
9 octobre 2006, Prunay (Marne) : une collégienne est mordue par un beauceron qui lui perfore un bras et la blesse grièvement à la tête.
24 août 2006, Saint-Quentin : une adolescente de 16 ans qui regardait la télévision est gravement mordue à un bras et à une jambe par le rottweiler de la famille.
28 juillet 2006, Reims : un dogue argentin et un berger allemand mordent à plusieurs reprises un cycliste, au bord du canal. Le propriétaire, un jeune SDF, sera condamné à 2 mois de prison ferme.
15 juin 2006, Binarville (Marne) : un berger allemand mord une jeune femme venue livrer un colis. La victime est blessée au cou, à un bras et à une hanche."

A noter également le traitement médiatique adopté par TF1 lors du journal de 20 heures de ce jour (voir sur le site internet de la chaîne) avec l'intervention de Thierry BEDOSSA, membre du collectif. La chaîne a en effet insisté sur le fait que la dangerosité n'était pas liée à l'appartenance raciale.



2 août 2007 :

Deux cas de morsures relatés récemment par la presse :

# "La Voix du Nord - édition Artois Somme - 31 juillet 2007 :

"Hier, vers 16 heures, un enfant de dix ans qui jouait avec un ami, dans une maison de la rue du Temple, à ARRAS, a été sérieusement mordu au visage par un berger allemand. Il a été transporté à l'hôpital [...] Alors que deux enfants jouaient ensemble, le berger allemand de la maison s'en est pris à l'un d'entre eux ..."

Cas hélas "conforme" aux statistiques connues : la victime est l'enfant, l'incident est intervenu dans le cercle privé et non sur la voie publique. Les circonstances précises de l'agression du chien ne sont pas mentionnées.



# "La Dépêche du Midi" - édition du 31 juillet 2007 :

"Les faits se sont déroulés dans la rue Sainte-Claire en pleine nuit. Le patron de l'estaminet «Planète Bruno» en effet se promenait tranquillement avec son chien lorsque deux molosses, de race Malinois semble t-il, se sont jetés sur le chien du restaurateur. Le propriétaire a bien tenté de protéger son compagnon mais l'individu qui promenait les deux molosses leur a donné l'ordre de se jeter sur le commerçant et de l'attaquer.

Les chiens ont obéi à leur maître, et ont mordu la pauvre victime en plusieurs endroits, l'ont fait tomber au sol et l'ont blessé grièvement.

Un jeune garçon qui se trouvait à proximité a lui aussi à son tour tenté de protéger la victime lorsque le propriétaire des deux chiens a sorti un couteau de poche et lui a donné plusieurs coups dans le dos. Des blessures qui sont restées superficielles et ont entraînté une ITT (incapacité temporaire de travail) d'un jour."

Circonstances ici tout autres : les chiens semblent avoir été utilisés à des fins délinquantes. A noter l'imprécision quant aux chiens : "deux molosses, de race malinois semble t il" : les propriétaires de molosses comme ceux de bergers belges ont du faire des bonds en lisant ce passage !



7 juillet 2007 :

Nous nous rappelons tous de ce terrible accident, dans lequel une jeune femme, avait été défigurée par son propre chien et avait été la première personne greffée du visage.

Plusieurs sites Internet revienne en ce moment sur cet accident et son issue.

A l'époque, de nombreux bruits avaient couru sur la race du chien concerné ; les chiens dits "dangereux" étaient cités par les uns et les autres.

La jeune femme interviewée précise : "Je n'ai guère envie de m'attarder sur les circonstances de l'accident qui a bouleversé ma vie. Disons que ma chienne Tania - un labrador croisé beauceron qui n'avait jamais mordu - m'a arraché le visage."

Comme nous le disons toujours, l'enjeu de ce site n'est pas de disculper les races catégorisées pour en incriminer d'autres mais bien de démontrer que les solutions ne sont pas dans la mise à l'index d'une race ou d'une autre. Cet incident vient par ailleurs tristement nous rappeler le pouvoir des médias : pourquoi n'en avoir pas parlé à l'époque ??? Parce que la race n'était pas "vendeuse" ???

L'article complet est notamment consultable ici :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-932443@51-932540,0.html



29 juin 2007 :

"La ville de CARCASSONNE interdit les chiens catégorisés dans certains quartiers de la ville"

A partir du 1er juillet 2007, la municipalité de CARCASSONNE a décidé d'interdire les chiens de 1ère et 2ème catégorie en centre ville et dans la plupart des espaces publics dévolus à la détente.

Ils y seront interdits de 8 h à 3 h.

L'adjoint au maire chargé de la sécurité, Jean-Louis BES, estime que "ces animaux n'ont rien à faire dans des espaces publics dévolus aux sports, aux loisirs ou à la détente".

Une réflexion personnelle me vient à l'esprit : que pèse l'avis des 78 propriétaires de chiens de 2ème catégorie et 3 de chiens de première catégorie (chiffres fournis par la municipalité) dans cet arrêté ?

CARCASSONNE : une ville où il ne fera pas bon passer ses vacances cet été. Qu'on se le dise et que le mot passe.

Signé : Emmanuel TASSE

Emmanuel a décidé de réagir directement auprès du maire : voir le lien suivant : http://www.cfabas.fr/modules/wfsection/article.php?articleid=161



19 juin 2007 - Article du Figaro

"Alerte à la multiplication des morsures de chiens" par Jean-Michel BADER - paru sur le site www.lefigaro.fr

"Vétérinaires et chirurgiens constatent que seule une minorité de morsures est causée par des chiens d'attaque.



En France, on estime entre 250 000 et 500 000 le nombre de morsures infligées par les animaux domestiques, dont 70 000 feraient l'objet de soins, d'opérations ou d'hospitalisations.



EN 2007, le grand pourvoyeur de blessures et de défigurations faciales est le chien mordeur. Les données vétérinaires, les centres antirabiques et les publications médicales estiment entre 250 000 et 500 000 le nombre de morsures infligées par les animaux domestiques dans notre pays, mais aucune grande enquête nationale regroupant les urgentistes, les chirurgiens et les vétérinaires n'a encore été lancée en France. Samedi soir encore, une fillette de 6 ans habitant les Côtes-d'Armor a été grièvement blessée par une chienne de race American Staffordhire Terrier qui l'a mordue au visage. Pour l'anniversaire des 30 ans de l'association SOS Face, qui regroupe des chirurgiens maxillo-faciaux et plasticiens, le Pr Jean-Charles Bertrand avait organisé la semaine dernière à la Pitié-Salpêtrière (Paris) une journée d'information sur ce sujet ouverte au public.


Si la plupart des morsures ne sont pas graves, quelque 70 000 feraient, chaque année, l'objet de soins, d'opérations et d'hospitalisations. Nos voisins anglais, qui collectent eux par l'Information Center for Health and Social Care les données sur ce sujet, ont répertorié 41 333 hospitalisations en 2006 pour morsures canines, soit le double du chiffre de 1996. 22 % des patients sont des enfants de moins de 9 ans. Alors que les gueules cassées ont dans les cinquante dernières années été la conséquence des guerres, des accidents de la voie publique ou des rixes et agressions, la proportion de morsures déchiquetant les visages, les nez, les massifs des joues, emportant langue ou oreilles, augmente, les chirurgiens en font tous le constat.


En février 2007, le British Medical Journal a relayé un appel aux médecins à propos des morsures canines. La Royal Society for the Prevention of Accidents a répertorié quelque 70 000 passages aux urgences consécutifs à des attaques de chiens. « Ces morsures sont devenues à la fois un problème de santé publique et un sujet de débat sur la protection des enfants », explique Rachel Besser (London Deanery, une organisation de formation médicale continue). La revue savante The American Surgeon dès 1999 avait publié une étude montrant que les enfants de moins de cinq ans constituent le groupe le plus à risque de blessures graves de la tête et du cou, du fait de ces morsures.


Une loi rarement respectée


Certes, au Royaume-Uni, le Dangerous Dog Act (1991) et en France la loi de 1999 sur les chiens « molossoïdes » (pitbulls, rottweillers et autres races à forte mâchoire) régissent d'une part la déclaration obligatoire en mairie, l'assurance spéciale et, d'autre part, imposent le port de muselières. Mais la loi est rarement respectée : ainsi l'article L223-10 du Code rural, qui impose le suivi des chiens mordeurs (les dispositions de cette loi sont consultables sur le lien suivant), reste lettre morte. En Suisse, en 2002, la loi sur la protection des animaux a été révisée dans le sens d'une plus grande sévérité.


Rachel Basser fait le constat que le Dangerous Dog Act est inutile : « D'une part, il ne couvre pas la majorité des morsures qui surviennent à domicile et, d'autre part, seuls 764 propriétaires ont été poursuivis selon cette loi en 2005 », estime Rachel Basser. Et surtout, comme le constatent vétérinaires et chirurgiens, ce ne sont pas ces chiens d'attaque qui mordent le plus : mais de paisibles teckels, des staffordshire bull terriers, des minibull dogs (très à la mode), des bâtards et des bergers ou des labradors. Rien n'oblige les éleveurs, les propriétaires et la Société protectrice des animaux à déclarer ou inscrire les individus ou leurs propriétaires. Il faut seulement que l'animal soit tatoué, mais, en France, 3 chiens sur 4 ne le sont pas. Et la fin de la rage a rendu caduque dans l'Hexagone une législation de déclaration des morsures qui n'est plus appliquée. Les instances médicales américaine et britannique poussent leurs gouvernements à mettre au moins en oeuvre un registre national canin obligatoire. Mais même si ce type de législation avait une chance de passer (il y a plus de 20 millions de chiens en France), elle ne réglerait pas le problème.


Tous les acteurs, vétérinaires, comportementalistes en tête, le disent : la racine du problème est liée à l'éducation des maîtres, les chiens ne sont pas responsables. Monique Bourdin (École nationale vétérinaire d'Alfort) le répète partout : « les accidents par morsures sont essentiellement liés au non-respect du mode de vie de l'espèce. Normalement, c'est la mère qui éduque les chiots pendant deux mois après la naissance. » Mais le marché canin surtout venant des pays de l'Est est sous pression, et les animaux sont séparés de leur mère trop tôt avant d'avoir appris les limites du jeu et de l'agression. « Il ne faut pas accepter d'un chien qu'il mordille, qu'il tiraille, qu'il pince. Il ne joue pas mais il cherche à se mesurer au maître dominant. »



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16 juin 2007 :

Une fillette de 6 ans a été mordue au visage par un american staffordshire terrier.

"Une fillette de 6 ans habitant les Côtes-d'Armor a été grièvement blessée par une chienne de race American Staffordshire Terrier qui l'a mordue au visage samedi soir, a-t-on appris dimanche auprès de la gendarmerie et des pompiers.

L'incident s'est produit au domicile familial de l'enfant à La Motte, près de Loudéac (Côtes-d'Armor). L'animal, classé parmi les chiens potentiellement dangereux, appartient au frère de la fillette, âgé de 22 ans.

L'enfant souffre de deux plaies importantes au visage et a été hospitalisée à Saint-Brieuc où elle a été opérée pendant trois heures. Ses jours ne sont pas en danger, selon les gendarmes.

La chienne, âgée de deux ans et demie, doit subir un contrôle de la rage avant d'être euthanasiée dans quinze jours.

Possédant un pedigree, cet animal fait partie des chiens de seconde catégorie (chiens de défense). Une loi de 1999 stipule qu'il est obligatoire de déclarer ces chiens en mairie et de les museler en public. "L'enquête montrera si le propriétaire a respecté ses obligations", a indiqué Annie Bonneau, substitut du procureur de Saint-Brieuc.

Selon des estimations du ministère de l'Intérieur de 2006, il existe environ 80.000 chiens dangereux en France, dont près de 9.000 chiens d'attaque. Ces animaux ont causé la mort d'une quinzaine de personnes, pour la plupart des enfants ou des personnes âgées, au cours des dix dernières années."

Il convient de relever la dernière phrase de ce communiqué de l'AFP, repris par plusieurs médias. Cette phrase indique que les chiens dits "dangereux" sont à l'origine du décès d'une quinzaine de personnes au cours des 10 dernières années.

Cela constitue une totale désinformation du public !

Depuis 1984 jusqu'à ce jour, on recense 24 cas d'agressions mortelles, les races impliquées sont les suivantes (24 races sont listées mais certaines agressions ont impliqué plusieurs races) :

Berger Allemand: 14

Dogue Allemand: 1

Rottweiler : 3

Dobermann: 1

Bullmastiff: 1

Jagdterrier: 1

Pitbull / Amstaff: 1

Beauceron: 1

Berger Belge: 1

Husky: 1

Boxer (croisé): 1

Les chiens catégorisés sont en cause dans 4 de ces cas.



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1 juin 2007 - dépêche AFP

"NANTES, 1 juin 2007 (AFP) - 18h54
Un enfant de 2 ans gravement blessé par un rottweiller en Loire-Atlantique
Un enfant de 2 ans a été gravement blessé à la tête par la morsure d'un rottweiller au domicile de ses parents, vendredi en fin de matinée à Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique), a-t-on appris auprès des pompiers et de la gendarmerie. L'enfant se trouvait dans une pièce en compagnie d'un couple de rottweiller, un mâle de 3 ans et une femelle de 6 ans au moment des faits. Le père, qui était dans une autre pièce de la maison, a été alerté par le bruit et a découvert le garçon baignant dans une mare de sang. Alertés vers 11H30, les pompiers ont transporté d'urgence l'enfant en hélicoptère au CHU de Nantes. Selon la gendarmerie, un seul des deux chiens serait à l'origine de la blessure, un enfoncement de la boîte cranienne. "Ils ne se sont pas acharnés sur l'enfant, sinon il serait mort", a expliqué la gendarmerie. La vie de l'enfant, qui a été transfusé, n'est pas en danger, a-t-on précisé de même source. Les deux chiens ont été placés en quarantaine."



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19 mars 2007 - Site internet TF1-LCI

Depuis qu'ils se connaissent, ils sont inséparables. Comme une femelle et son petit. Sauf que la femelle est un rottweiler et le petit un agneau. Lorsque "Raya" poursuit les passants derrière une clôture en aboyant, "Clochette" fait de même, les aboiements en moins. L'internaute propriétaire de cet étrange duo nous a envoyé une vidéo où l'on voit le petit téter la chienne comme si c'était sa mère.

A rebours des fables de La Fontaine, "Le rottweiler et l'agneau" commence mal et se termine bien. Notre internaute est propriétaire de trois hectares d'herbe près de Rennes qu'il entretient en faisant paître trois brebis. Tous les ans, elles accouchent de petits qu'elles élèvent, sauf cette année, où une brebis refuse d'allaiter un de ses agneaux. Le propriétaire ramène donc chez lui ce "Rémi sans famille" ovin.

Et chez lui, il y a "Raya", un rottweiler de huit ans et 45 kg, dont on vient de donner les petits et qui se retrouve bien seul dans sa maternité. La chienne s'attache immédiatement à l'agneau et lui offre l'allaitement du déjeuner, en plus des biberons de lait en poudre du matin et du soir. Il n'en fallait pas plus pour réunir ces deux abandonnés, qui s'adoptent l'un l'autre et partage maintenant les sorties, les jeux et les repos... comme une chienne et son chiot ou une brebis et son agneau, au choix.

Lien de la vidéo : http://tf1.lci.fr/infos/insolite/0,,3417303,00-agneau-adopte-par-rottweiler-.html



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Mars 2007 - Revue "Chiens Sans laisse"

La revue n° 186 de mars-avril 2007 publie un dossier complet au titre évocateur : "délit de sale gueule ?".

Ce dossier, très intéressant, reprend les travaux réalisés par les différents intervenants (Geneviève GAILLARD - députée - Françoise BIVEL - comportementaliste - Jean-Michel MICHAUX - professeur à l'ENV de MAISONS-ALFORT - Jean-François COURREAU - professeur - Antonio RUIZ, etc.) lors du dernier séminaire de la Société Francophone de Cynotechnie, en janvier 2007.



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28 février 2007 - Journal "L'Union" édition de LAON

Article "La police est mobilisée" : "La loi est claire : pour les chiens dangereux ou chiens d'attaque comme le pittbull, le staffordshire ou le mastiff, le port de la muselière et la tenue en laisse sont obligatoires dans la rue, les lieux publics et les parties communes des immeubles (loi du 6 janvier 1999 dite des chiens dangereux).
Ces chiens doivent également être déclarés en mairie, vaccinés contre la rage et inscrits sur l'assurance responsabilité civile des propriétaires.
Par ailleurs, les chiens d'attaque doivent être stérilisés et l'accès aux transports en commun leur est interdit. Enfin, les propriétaires doivent toujours avoir les papiers de l'animal sur eux.
La police nationale a entamé plusieurs procédures pour morsures en 2006 et relevé des contraventions pour détention de chien non déclaré, pour chien non muselé ou pour chien non tenu en laisse.
La police municipale a aussi accentué ses interventions entre 2001 et 2005. En ce qui concerne les chiens de 1re et 2e catégories, les interventions sont passées de 12 à 87. Les interventions liées aux divagations étaient en 2005 au nombre de 54"



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28 février 2007 - Journal "L'Union" édition de LAON

Article : "EST-CE la fatalité ? Un deuxième caniche a été tué par un molosse jeudi dernier dans le quartier Ile-de-France (l'union du 23 février). Après Isidor, le petit chien de Marie-France Bensaïda, au Moulin-Roux au mois d'août, c'est Toutounet qui a terminé sa vie entre les crocs d'un rottweiller. Le caniche a été étranglé sous le regard horrifié de sa maîtresse, Josiane Bacq.
Celle-ci et sa fille Christelle ont déposé plainte au commissariat de police. « Nous allons envoyer un courrier au procureur et nous appellerons régulièrement pour savoir quelles suites seront données » affirme la jeune femme.
Josiane Bacq considère qu'il y a trop de gros chiens dans le quartier Ile-de-France. Elle a déjà été victime d'une attaque et elle a assisté à plusieurs incidents. « Il y a environ deux ans, un gros chien qui n'était pas tenu en laisse m'a mordue. Je suis tombée et je me suis foulé la cheville. Une autre fois, une voisine qui voulait protéger son petit chien a eu le genou cassé avec trois mois dans le plâtre. Il y a eu aussi une jeune fille qui a pris son chien dans ses bras pour le protéger. Cela aurait pu se terminer de façon dramatique car ces animaux ont beaucoup de force et ils n'aiment pas les petits chiens et les chats ».
Le sentiment d'insécurité, déjà dénoncé par les habitants de Champagne et Moulin-Roux, est donc aussi élevé à Ile-de-France, surtout le soir. Les gros chiens sortent souvent à la nuit tombée et les propriétaires ont tendance à être moins disciplinés. « Nous ne sommes pas les seules à avoir peur. Il y a beaucoup de gens qui se plaignent » affirme Josiane Bacq. Cette femme parle sans colère bien qu'elle n'ait pas eu droit à un seul mot d'excuse ou de compassion de la part du maître du chien. Ce qui aurait été un minimum.
Verbaliser systématiquement
Pourtant, après l'attaque du premier caniche, Antoine Lefèvre avait envoyé un courrier à la police nationale, demandant à ce que les patrouilles soient particulièrement vigilantes, notamment à l'occasion du marché du quartier Champagne le samedi après-midi.
Cette fois, le maire est à nouveau intervenu pour rappeler la réglementation à travers nos colonnes (l'union d'hier). Le secrétaire général, Philippe Danlos, précise également que la police municipale a été appelée à verbaliser systématiquement les propriétaires de chiens de 1re et 2e catégories. Quand une infraction est constatée, la sanction est appliquée. Il s'agit généralement d'un timbre-amende. Mais en cas de multiplication des infractions, il peut y avoir une procédure qui aboutit à un procès-verbal puis devant le Parquet.
Le maire peut aussi, si l'animal présente un danger, prescrire au propriétaire de prendre des mesures de nature à prévenir le danger et en cas d'inexécution, il peut par arrêté placer l'animal dans un lieu adapté. Dans ce dernier cas, le rottweiller a été récupéré vendredi auprès de son propriétaire qui n'a fait aucune difficulté. Il a été placé en fourrière dans l'attente de la visite d'un vétérinaire, prévue jeudi. Celui-ci décidera si le chien est dangereux ou pas"



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23 février 2007 - Site Internet http://tf1.lci.fr

"Un rottweiler mord à la tête un enfant de trois ans" (Article collecté par Pat)

Article : "Un petit garçon de trois ans, qui se promenait avec sa grand-mère dans le village de Nattages (Ain), a été mordu à la tête jeudi par un rottweiler qui avait quitté son enclos, a-t-on appris vendredi auprès des gendarmes et des pompiers.
Le chien, vacciné et déclaré, s'est échappé pendant que son propriétaire consolidait son enclos. Il a attaqué l'enfant qui se promenait dans un pré à proximité, et ce dernier, hospitalisé, souffre de plaies importantes au crâne, à la joue droite et dans le dos, selon les gendarmes. Le garçonnet ne devrait cependant pas garder de séquelles graves de ces morsures, selon les pompiers. Une voisine a pu maîtriser le chien, qui a été emmené dans un chenil en attendant une décision de la justice sur son sort."



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23 février 2007 - Le Dauphiné Libéré édition Grenoble - n° 19372 page 29

"VAUCLUSE : un enfant attaqué par un chien" (Article collecté par Pat)



Extrait de l'article : "... l'horreur, hier après-midi, à VAISONS-LA-ROMAINE, dans le Vaucluse. Là, un garçonnet de six ans, gardé par sa grand-mère, a été attaqué férocement par un chien de race dogue argentin, appartenant à son oncle. Peu avant 15 heures, il semblerait que le bambin ait ouvert la porte-fenêtre de l'habitation pour jouer avec cet animal qu'il connaissait bien. C'est alors que pour une raison inexpliquée le molosse s'est retourné contre l'enfant et l'a violemment mordu à la tête et au poignet. Scalpé sur environ quinze centimètres du côté gauche de son crâne, et l'os du poignet à vif, la petite victime ne doit son salut qu'au courage de sa grand-mère qui n'a pas hésité à s'interposer avant d'appeler les secours... Cet accident s'étant produit dans une enceinte privée et le dogue argentin n'étant pas classé dans la catégorie des chiens dangereux, il a pour l'instant sur décision du parquet été laissé à la garde de son propriétaire..."

Cet article appelle les mêmes constations que celui ci-dessous du 15 février 2007 et montre une fois de plus toutes les limites de la loi de 1999.



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15 février 2007 - Le Dauphiné Libéré édition Grenoble - n° 19365 page 4

"Une enfant de deux ans mordue par le chien d'un proche" (Article collecté par Pat)



Extrait de l'article : "... une fillette de deux ans a été gravement mordue au visage par un cane corso - chien de type molossoïde - qui l'a subitement attaquée sans raison apparente. La fillette était en train de regarder la télévision en compagnie de sa grand-mère lorsque le drame s'est produit : alors qu'elle venait de s'approcher du chien, ce dernier l'a mordu au visage. Gravement touchée, elle a été secourue par le SAMU et transportée au CHU de Grenoble où elle a du faire l'objet d'une importante opération.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'enfant et le chien - appartenant à un proche vivant également dans l'appartement - co-existaient sans problème depuis la naissance de l'enfant. Le cane corso n'avait jusqu'alors posé aucune difficulté particulière à son entourage et rien dans son comportement ne pouvait laisser prévoir un tel accès de violence. Il a été conduit par la police municipale à la fourrière et devrait être euthanasié dans les prochains jours."

Il est comme toujours très difficile de commenter ce type d'incident en ne se fiant qu'à l'article de presse et sans disposer de l'ensemble des éléments de l'enquête. Toutefois, on ne peut que constater que cet incident vient confirmer les statistiques existantes :

- le plus grand nombre d'incidents a lieu dans la sphère privée ;

- les enfants constituent une part importante des victimes ;

- le chien est souvent connu de la victime.

Il faut enfin préciser que le cane corso, inscrit au LOF, ne relève pas de la loi sur les chiens dits dangereux.
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#Posté le lundi 09 février 2009 00:54

BILANS DE TELLES LEGISLATIONS

Bilan "semi-officiel" - En France:


Pourquoi bilan "semi-officiel" ? Parce qu'il est tiré d'éléments divers : questions parlementaires, déclarations de ministres, de parlementaires, d'élus, etc.



A partir de l'ensemble de ces éléments et de leur recoupement, il est possible de tracer une ligne directrice de bilan de la législation sur les chiens dits "dangereux" en France.



Dans une réponse (1) du 8 mars 2005 à une question parlementaire, le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales indique que « les services du ministère de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales dressent un bilan plutôt positif de l'application de la loi précitée. Le climat d'insécurité lié à la présence menaçante de chiens de type pit-bulls en zone urbaine ou périurbaine a notablement diminué. De plus, les problèmes qui résultaient de l'augmentation des chiens de première catégorie semblent avoir régressé ».



Hélas, aucun chiffre ne vient étayer cette affirmation.



Dans une réponse (2) du 4 janvier 2005 à une question parlementaire, le Ministre de l'Intérieur présente les statistiques suivantes :


Nombre de déclarations de chiens de 1ère catégorie en l'an 2000/2001/2002/2003=7.144/1.448/614/297
Nombre de déclarations de chiens de 2ème catégorie:2000/2001/2002/2003
Nombre d'infractions constatées (a):2000/2001/2002/2003
Nombre de saisies opérées:2000/2001/2002/2003
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#Posté le samedi 07 février 2009 05:20

BILANS DE TELLES LEGISLATIONS

Pour les races concernées EN FRANCE:

Les races concernées en France, et classées dans la 2ème catégorie, sont :

- l'american staffordshire terrier ;

- le rottweiler ;

- le tosa.



L'évolution des inscriptions au LOF de l'american staffordshire terrier est la suivante :




1987 --3
1988 --5
1989 --43
1990 --49
1991 --86
1992 --102
1993 --196
1994 --212
1995 --348
1996 --473
1997 --896
1998 --1 428
1999 --1 860
2000 --2 678
2001 --3 486
2002 --4 049
2003 --5 161
2004 --5 308
2005 --5 666



Pour le rottweiler, la situation est la suivante :


1995 --2 625
1996
1997 --4 234
1998
1999 --5 351
2000
2001 --6 381
2002 --6 177
2003 --6 185
2004 --5 201
2005 --4 904





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#Posté le samedi 07 février 2009 04:55

Modifié le samedi 07 février 2009 05:11

BILAN DE TELLES LEGISLATIONS

Sont-elles fondées ?



1 - Un dispositif sans fondement scientifique

2 - Un dispositif sans fondement statistique





1 - Un dispositif sans fondement scientifique :

La Suisse a été confrontée à la mise en place de cette législation et est à l'origine de plusieurs études très intéressantes à ce sujet.



Ainsi, à titre d'exemple, le groupe de travail de l'Office Vétérinaire Fédéral, dans un rapport du 21 décembre 2000[1], développe un certain nombre de vérités scientifiques telles que les suivantes :

- « les chiens ne sont pas dangereux parce qu'ils appartiennent à une race, mais plutôt d'une manière individuelle et situationnelle » ;

- « aucune étude scientifique n'a pu mettre en évidence que le potentiel d'agression d'un chien était lié à sa race » ;

- « une restriction basée sur une liste de races est une mesure non ciblée pour la prévention des accidents par morsure de chiens et ne se justifie pas d'une manière scientifique ».



Ces propos trouvent échos de la part d'autres spécialistes, dans d'autres pays, comme en Autriche par exemple, où la Professeur Iren STUR (Institut für Tierschutz und Genetik Veterinärmedizinische Universität, Wien) indique que « le danger représenté par un chien n'est en aucune manière en corrélation objective avec son appartenance raciale ».



En Belgique, le docteur vétérinaire de MEESTER a indiqué récemment que « depuis 1999, les ministres de santé publique et les gouvernements fédéraux belges ont étudié la possibilité de mettre en législation des mesures contre l'agression canine, 6 groupes de travail formés d'une centaine de spécialistes ont pu constaté qu'il n'y a pas de mesures liées à certaines races qui soient défendables d'un point de vue éthique et scientifique.»[2]



Enfin, le docteur vétérinaire TROILLET a précisé que « notre société considère que des mesures liées à des races ou des types de chiens ne sont pas adéquates (cf les expériences des pays voisins). Elles nous paraissent très lourdes, inapplicables et franchement arbitraires et elles sont susceptibles de donner un faux sentiment de sécurité à la population.»[3]



Pour résumer, d'un point de vue éthologique, l'agression est un comportement qui fait partie du répertoire comportemental normal des espèces sociales, notamment du chien et de l'humain. Tous les chiens peuvent, par conséquent, produire des réactions agressives à des degrés divers, une menace constituant déjà une forme d'agression.



A ce jour, il n'existe pas de preuve scientifique qu'une race présente plus de comportement d'agression avec morsure qu'une autre (D.Planta, Vancouver, 2001).

Il faut entendre par là le fait que les études réalisées n'indiquent pas qu'il y ait des races ayant "instinctivement" une plus grande tendance à agresser l'être humain et à le mordre que les autres. Cela signifie en particulier que l'utilisation par l'Homme de certaines races plus que d'autres à des fins liées à des comportements d'agression ne traduit pas l'existence d'une plus grande agressivité génétique commune à l'ensemble des représentants de ces races.



L'utilisation qui est faite du chien peut par contre influencer le comportement du chien, de sorte qu'il est avéré, par exemple, que les chiens entraînés au "mordant" (indépendamment de leur race) manifestent des comportements d'agression accentués (Netto & Planta, 1997).



S'il est inapproprié de considérer que des races soient particulièrement agressives, il a par contre été possible d'identifier des lignées (familles) de chiens présentant des tendances agressives supérieures à la moyenne ou des comportements d'agression pathologiques. De telles lignées peuvent se retrouver parmi des races très variées (p.ex. English Springer Spaniel, Basset, Bull-terrier, Bouvier Bernois, Golden Retriever, ...) et sont susceptibles d'apparaître à tout moment au sein de n'importe quelle race.

Si un problème de ce type apparaît, l'éradication de la lignée atteinte suffit à corriger la situation, sans qu'il soit nécessaire de faire disparaître tous les représentants de la race touchée.





2 - Un dispositif sans fondement statistique :

22 cas d'agressions mortelles de chiens ont été recensés en France entre 1984 et 2005 : 2 imputables à des races actuellement catégorisées.



Des études viennent corroborer le caractère partial de la catégorisation existante.



Ainsi, le docteur Laurent KERN a précisé, en 2004[4], que :

- les chiens impliqués dans les cas de morsures étaient « surtout des gros chiens et notamment des bergers allemands (40 à 50 %) loin devant les autres races : terriers, cockers, caniches, huskys, labradors » ;

- « les chiens catégorisés ne sont en cause que dans moins de 2 % des cas ».



En 1997, le Système Canadien Hospitalier d'Information et de Recherche en Prévention des Traumatismes (SCHIRPT) a produit une étude, réalisée auprès de 8 hôpitaux, indiquant que sur 278 cas recensés, le berger allemand, le cocker et le labrador étaient les races de chiens les plus impliqués (respectivement 40 fois, 16 fois et 15 fois).



En 2003, une étude du professeur A. KAHN[5] a démontré que sur 100 cas de morsures, les auteurs des morsures sont, pour 28 %, des bergers, pour 11 % des Rottweilers, pour 9 % des labradors, et pour 6 % des fox.



D'autres études encore démontrent que les races impliquées sont hétérogènes et mentionnent indifféremment au hit-parade des morsures le berger allemand[6], le rottweiler, le doberman, ou les chiens de compagnie comme les cockers, les jack russel, les labradors et les bâtards.



En novembre 2006, le président du C.F.A.B.A.S. a sollicité l'ensemble des directions départementales des services vétérinaires (DDSV), en leur demandant de bien vouloir indiquer si elles disposaient de statistiques de morsures dans leur département : localisation des blessures, races impliquées, etc...

Une quinzaine d'entre elles ont répondu : beaucoup d'entre elles ne disposent pas de ces chiffres ; d'autres disent ne pas les détenir ; quelques unes suivent cette problématique.



Trois d'entre elles ont ainsi communiqué les chiffres suivants :

# l'une, du nord de la France, fait état de 78 cas de morsures sur une période allant du 01/07 au 30/09/2005. Les trois races les plus fréquemment impliquées sont :

- 17 cas concernant des chiens dits « croisés » (ce qui dénote bien de la difficulté d'associer un chien à une race parfois) ;

- 10 cas concernant des labradors ;

- 7 cas concernant des malinois.

L'american staffordshire terrier, race catégorisée en France, est concerné dans 1 cas.



# la seconde, du sud de la France, fait état de 33 cas en 2006. Les trois races les plus fréquemment impliquées sont :

- 4 cas concernant des montagne des Pyrénées (certainement du fait d'une fréquence de la race due au particularisme local) ;

- 4 cas concernant des labradors ;

- 3 cas concernant des berges allemands.

L'american staffordshire terrier, race catégorisée en France, n'est concerné dans aucun des cas.



# la dernière, du centre de le France, signale 48 cas en 2005 avec une prédominance de chiens de bergers (allemand, malinois, etc.). L'american staffordshire terrier, race catégorisée en France, n'est concerné dans aucun des cas.





Ces chiffres ne sont évidemment pas là pour détourner l'attention sur telles ou telles races de chiens (nous sommes contre tout principe de catégorisation, quelles que soient les races ou « non-races » concernées) mais bien pour alimenter la réflexion de tout un chacun et simplement démontrer, comme en attestent ces études et d'autres non citées ici, que les races de chiens impliquées dans des accidents par morsures ne le sont finalement qu'en proportion du cheptel existant :

- le berger allemand semble impliqué le plus fréquemment car c'est la race de chien la plus répandue dans la population où les études ont été faites ;

- les chiens catégorisés en France ne sont impliqués que dans 2 % des cas de morsures car ils ne représentent que 2 % de la population canine.



La catégorisation résultant de la loi de 1999 est donc totalement partiale et n'a répondu en son temps qu'à une stigmatisation des médias.



[1] « Législation en matière de chiens dangereux », rapport du 21 décembre 2000

[2] Rudi De Meester, Vétérinaire comportementaliste belge diplômé DENVF, ancien expert des ministres Delvoet et Tavernier - Conférence de presse ZOOPSY – 18 janvier 2006

[3] Docteur Charles TROILLET, président des vétérinaires suisses – Conférence de presse ZOOPSY – 18 janvier 2006

[4] Laurent KERN – « les morsures de chiens : comprendre et prévenir » - Le journal des professionnels de l'enfance n° 26, janvier – février 2004

[5] KAHN A., BAUCHE P, LAMOUREUX J, Dog Bite Research Team (2003):
"Child victims of dog bites treated in emergency departments: a prospective study", Eur. J Pediatr 2003

[6] Dans une étude menée à La Corogne en Espagne, sur une période de 10 ans, 38 % des morsures étaient dues aux bergers allemands, 35 % étaient dues à des croisements de races de bergers et les 27 % restant étaient répartis entre chiens de compagnies et chiens « dangereux »
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#Posté le samedi 07 février 2009 04:52

BILAN DE TELLES LEGISLATIONS

Sont-elles efficaces ?



L'inefficacité des mesures ciblées sur des races de chiens a été démontrée par une étude réalisée en Grande-Bretagne dans le but d'évaluer les résultats atteints grâce au "Dangerous Dogs Act", la loi sur les chiens dangereux.

Ce pays a en effet été parmi les premiers à avoir introduit ce type de législation définissant des mesures d'interdiction à l'encontre de plusieurs races (plus précisément types de chiens).

Une étude a été consacrée à l'évaluation de l'efficacité de cette loi (Klaassen et al., 1996[1]) en comparant la situation épidémiologique (urgences hospitalières) avant son existence et 2 ans après son entrée en vigueur. Ce travail scientifique a abouti à la conclusion que si la loi avait pour but de protéger la population contre les risques de blessures provoquées par des chiens, ce but n'a pas été atteint.

Dix ans plus tard, l'efficacité du texte est donc bien loin d'être prouvée : les chiens dits prohibés se sont multipliés dans les élevages clandestins et de nombreux contentieux judicaires ont été provoqués[2].



Comme l'indique par ailleurs Claude BEATA, vétérinaire comportementaliste, « l'abord ethnique de la loi en France (certains types et races visés) a fait diminuer le nombre de chiens incriminés mais n'a fait baisser ni le nombre de morsures ni le nombre d'accidents fatals. »



De plus, s'il est particulièrement aisé d'établir une législation imposant des mesures spécifiques pour les représentants de races nommément désignées, il s'avère extrêmement difficile, voire impossible, d'appliquer efficacement une telle loi de manière concrète, en particulier lorsque ces dispositions incluent les chiens issus de croisement avec ces races (comme c'est le cas pour la 1ère catégorie).



Étant donnée l'actuelle absolue impossibilité de déterminer scientifiquement l'appartenance ou non d'un individu à une race donnée, il s'avère ainsi impossible d'établir de manière incontestable si un chien est un Pitbull, un Pitbull croisé ou un Boxer croisé Pointer, pour ne prendre que cet exemple.

Ces faits conduisent à des situations telles que celles qui sont apparues dans les Länder allemands ayant décrété des mesures restrictives à l'encontre des Pitbulls et de leurs croisements, où la loi a eu pour conséquence de faire "émerger soudainement" une population de "Boxers croisés Pointers" ou équivalents que rien ne distingue extérieurement de Pitbulls.



En France, l'établissement de listes de races prohibées a provoqué un engouement marqué pour des races apparentées mais ne figurant pas dans la loi.



Il est vraisemblable que l'extension des listes établies de manière à inclure les races émergentes ne conduirait qu'à un nouveau déplacement du phénomène. En effet, il existe et il existera toujours une race de substitution à celles qui sont interdites par une liste qui ne mentionne qu'un nombre fini de races. De plus, s'il n'existait pas une telle race de substitution, quiconque la souhaite n'aurait aucune difficulté à la créer.




[1] Klaassen, B., J. R. Buckley, A. Esmail (1996): Does the dangerous dogs act protect against animal attacks: a prospective study of mammalian bites in the accident and emergency departement. Injury, 27, 89-91

[2] Intervention de Dominique Braye, sénateur et rapporteur du projet de loi de 1999, dans le cadre d'une journée d'étude organisé sur les chiens dangereux en France, en 2001
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#Posté le samedi 07 février 2009 04:51

ÉTAT DES LIEUX DES MORSURES

Combien de morsures ?





Le nombre de morsures reste très difficile à connaître tant tout une série de chiffres, plus ou moins fantaisistes, circulent.

Il n'existe pas à ce jour de données consolidées au niveau national.



L'inauguration de cette rubrique est effectuée avec le recensement exhaustif, vérifié et recoupé des cas de morsures mortelles en France depuis 1984.



1° - Tableau récapitulatif des cas de morsures mortelles en France depuis 1984 :



On recense, depuis 1984 jusqu'à ce jour 3 novembre 2008, 38 cas de morsures mortelles. Le tableau ci-dessous récapitule ces cas par race ou type (un berger allemand et un type ou un croisé berger allemand sont répertoriés sur la même ligne).


Race ou type Nombre de cas
Berger allemand 17
Rottweiler 4
American staffordshire terrier 3
Beauceron 3
Bull Mastiff 2
Dogue allemand 2
Pittbull 1
Boxer 1
Berger belge 1
Chien de type nordique 1
Husky 1
Croisé chien de chasse 1
Jagd terrier 1
Non précisé 3



Nota : le tableau recense 40 cas car parfois plusieurs races différentes sont impliquées dans un accident.



2° - Liste précise des cas de morsures mortelles en France depuis 1984 :



1 - Le 6 décembre 1984 :

Un enfant de 2 ans est égorgé par le chien de son père, un croisé de berger allemand et de doberman duquel il cherchait à protéger son goûter " (cité par J.P Digard.)

2 - Le 11 mars 1989

A Champs-sur-Drac (Isère), une femme de 79 ans est tuée à son domicile par quatre chiens, dont un type berger allemand, appartenant à sa fille.

3 - Le 13 novembre 1989

A Saint-Preist-sous-Aixe (Haute-Vienne), un bébé de trois semaines est mortellement attaqué dans son berceau par le Berger Allemand de ses grands-parents.

4 - Le 15 novembre 1989

A Langogne (Lozère), une petite fille de 3 ans, gravement mordue par berger allemand, décède des suites de ses blessures.

5 - Le 22 décembre 1989

A Saint-Michel-la-Rivière en Dordogne, un bébé de 15 jours a la tête broyée par un croisé berger allemand de la famille, alors que les parents étaient partis faire des courses et les avaient laissés dans la voiture (Sud-Ouest-Dimanche du 14 mai 2000)

6 - Le 18 juin 1991

A La Lande sur Eure (Orne), une fillette de 3 ans est mordue à la gorge par le Berger Allemand de la famille, elle meurt sur le coup.

7 - Le 6 novembre 1991

A Leuville-sur-Orge (Essonne), un chauffeur routier de 58 ans qui s'apprêtait à monter dans son véhicule est attaqué et tué par sept chiens de type bergers allemands passés sous la clôture du pavillon de leur propriétaire.(Le Parisien du 7 novembre 1991)

8 - 19 juin 1992

A St-Just-Luzac (Charentes-Maritime), une fillette de 2 ans meurt, cruellement mordue à l'abdomen par un type Berger Allemand.

9 - Le 12 juillet 1992

A Grasse (Alpes-Maritimes), une petite fille de 12 ans est mortellement mordue à la gorge par un Berger Allemand.

10 - Le 24 août 1992

Un septuagénaire est mortellement agressé dans le Morbihan par un rottweiler et un berger allemand échappés d'une propriété voisine. (L'Humanité du 6 janvier 2000)

11 - Le 14 octobre 1992

Un jeune homme de 18 ans meurt égorgé par quatre dogues allemands dans le parc d'une propriété des Yvelines. (L'Humanité du 6 janvier 2000)

12 - Le 20 juin 1995

A St Georges-d'Antignac (Charente-maritime) , une fillette de 13 ans qui faisait de la bicyclette est égorgée par un "chien-loup" (NB : selon certaines sources, il s'agirait d'un type berger allemand) échappé de chez un voisin, "animal âgé et calme" et qui connaissait l'enfant. " (Cité par Jean-Pierre Digard et l'Humanité)

13 - Le 21 février 1997

Une habitante de Noaillan (Gironde), âgée de 79 ans, est agressée par un croisé Boxer d'un an et demi. Elle décède sept jours plus tard à l'hôpital." ( Sud-Ouest-Dimanche du 14 mai 2000)

14 - Le 26 mai 1997

Un bébé d'un mois a été tué par deux Jagd Terrier.
Le drame est survenu dimanche, à Dugny-sur-Meuse, près de Verdun.
Un couple et leur fille déjeunaient dans le jardin quand les deux petits chiens de la famille sont entrés dans la maison et se sont attaqués au bébé installé sur un canapé pour la sieste.

Le drame a été découvert un peu plus tard par le père, qui a abattu les deux animaux. (L'Humanité, 27 mai 1997)

15 - Le 16 novembre 1997

Une fillette de quatre ans est tuée par un bull-mastiff dans une propriété des Bouches-du-Rhône. (L'Humanité du 6 janvier 2000)

16 - 15 décembre 1997

Une fillette de six ans est mortellement blessée par trois chiens Huskys appartenant à ses parents, dans le Jura. (L'Humanité)

17 - Le 26 décembre 1997

Une femme de 61 ans est morte dévorée par ses dix chiens à chanteleux (Meurthe-et-Moselle). Le corps de la victime a été découvert par son mari, dans la chambre à coucher du couple. Un vétérinaire a dû utiliser des seringues hypodermiques pour endormir les chiens, neuf beaucerons et un berger allemand." (quotidien "le monde" du 28 décembre 1997)

18 - 1er janvier 1998

Un bébé de huit mois est mortellement blessé par le berger allemand de la famille, dans les Côtes-d'Armor (L'Humanité)

19 - 25 novembre 1998

Un enfant de 4 ans, en visite chez des amis dans la région d'Ajaccio, est tué par deux chiens de la maison, un berger allemand et un beauceron.

20 - Le 1er juin 2000

Une femme âgée a été dévorée par cinq types molosses american staffordshire terriers à Tonnay-Charente (Charente-Maritime).
"Les molosses sont passés par un trou du grillage et se sont rués sur elle, la mordant aux jambes, à un bras et surtout au visage.
Leurs maître les avaient été laissés en liberté dans le jardin pendant que les maîtres étaient partis déjeuner au restaurant." (d'après le quotidien Sud-Ouest du 2 juin 2000)

21 - Le 10 Août 2001

Un bébé de 18 mois est mort près de Segré (Maine-et-Loire) après avoir été mordu à plusieurs reprises par un berger allemand, notamment à la gorge.
L'enfant s'est probablement approché trop près de l'animal, qui était attaché à sa niche.

L'animal a été euthanasié dans la soirée suivant le drame sur ordre du parquet d'Angers. (AFP, 10 Août 2001)

22 - Mars 2003

A Serre-Castet (Pyrènèes-Atlantique), une agricultrice de 46 ans est découverte morte le 13 au matin par l'un de ses frères, venu lui rendre visite é la ferme familiale. D'après cet homme, le chien, un Berger Allemand, appartenant à sa s½ur, l'aurait attaquée tandis quelle traversait la cour pour aller nourrir es volailles. Le visage complètement déchiqueté de la fermière et les traces de sang visibles sur plusieurs mètres témoignent de la violence de l'agression.

23 - Mai 2003

Un bébé de deux mois a été tué par un chien à Holque, près de Dunkerque, apprend-on de source judiciaire. L´enfant, qui est décédé sur le coup à la suite d´une morsure, avait été confié par ses jeunes parents anglais à une amie, résidant dans le même village, qui a été mise en examen par un juge pour "homicide involontaire" et laissée en liberté sous contrôle judiciaire. La justice a commandé une expertise pour déterminer les circonstances exactes du drame. Le chien, un berger belge, a été conduit dans un foyer de la société protectrice des animaux.

24 - 15 juillet 2003

Un SDF de 32 ans est tué par son pittbull à Marseille.

25 - 1er octobre 2003

Une femme de 58 ans est tuée par un chien Rottweiller qu'elle a en pension chez elle, dans une maison de Garéoult (Var), près de Brignoles. La victime est retrouvée égorgée.

26 - 18 novembre 2003

Un homme de 69 ans meurt à l'hôpital, trois jours après avoir été férocement attaqué par des chiens à proximité de sa ferme située à Buzet-sur-Baïse (Lot-et-Garonne).

27 - 7 janvier 2004

Un nourrisson de 2 mois est tué à Narbonne (Aude) par le chien de ses parents qui le mord à de multiples reprises alors qu'il se trouve dans son berceau.

28 - 9 novembre 2004

Un homme de 51 ans est tué par deux bergers allemands appartenant à une entreprise voisine de son domicile, à Barr (Bas-Rhin).

29 - 18 juillet 2005

Une fillette de 2 ans est tuée par un chien de type nordique à Ploneour-Lanvern (Finistère).

30 - 1er juin 2006

Un garçon de 8 ans est tué par un bullmastiff dans un jardin privé de Cauville-sur-Mer (Seine-Maritime).

31 - 11 juin 2006

Une fillette de 17 mois est tuée dans sa poussette à Sevran (Seine-Saint-Denis) par un american staffordshire, lors d'un dîner familial.
32 - 22 novembre 2006

Une femme de 23 ans est tuée par quatre rottweillers près de Beauvais.

33 – 25 août 2007

Une petite fille de 18 mois décède des suites des morsures d'un american staffordshire terrier, à EPERNAY.

34 - 22 septembre 2007

Une enfant de 10 ans a été tuée par les deux dogues allemands de ses parents, sur la commune d'AUTEUIL, près de BEAUVAIS. Elle jouait dans la cour avec les deux chiens.

35 - 24 octobre 2007

Un nourrisson de 19 mois a été tué par un chien beauceron croisé malinois, à BOBIGNY. L'accident s'est produit dans le hall d'un immeuble.

36 - 9 janvier 2008

Un petit garçon de deux ans et demi a été tué par Sultan, le rottweiler de la famille, ai lieu-dit Le Chevronnet près de CHARNAY dans le Rhône (69). Le chien s'est précipité sur l'enfant, qui descendait de voiture, et l'a mordu à plusieurs reprises, apparemment sans raison.

37 - 22 juin 2008

Un homme de 77 ans a été tué par son chien, un croisé de chien de chasse, à BALGAU, dans le Haut-Rhin. Il a été mordu par son chien - âgé de six ans - avec des "morsures assez importantes aux bras, aux poignets et aux chevilles". Ce chien avait déjà mordu son maître.

38 - 3 novembre 2008

Dans la région de MONTPELLIER, la victime, une femme d'une cinquantaine d'années, a été agressée par deux chiens errants, sur le bord d'une route, sur la commune de LATTES. Elle a succombé de ses blessures dans la nuit de dimanche à lundi.









En novembre 2003, les docteurs ROSSANT-LUMBROSO (médecin généraliste expert en médecine de recours et en réparation du dommage corporel) et ROSSANT (pédiatre et expert près la Cour d'Appel d'AIX-EN-PROVENCE) faisaient état, sur le site www.doctissimo.fr, de 250.000 morsures par an.



Le Centre de Documentation et d'Information de l'Assurance (CDIA) fait quant à lui état de 500.000 morsures par an dont 60.000 ont fait l'objet de soins hospitaliers.
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#Posté le samedi 07 février 2009 04:50

Modifié le samedi 07 février 2009 05:09

LES CAUSES IDENTIFIABLES

Une mauvaise socialisation du chien


L'activité d'éleveur n'est pas une activité qui supporte l'approximation. Produire une portée ne consiste pas à choisir des géniteurs au hasard (« tiens, je ferais bien saillir ma femelle par le mâle du voisin ») mais bien à faire un véritable travail de sélection afin de produire des chiens conformes au standard et d'une excellente stabilité.

Certains sont parfois tentés de se lancer dans « l'élevage » pour des motifs mercantiles et se soucient fort peu du devenir des chiens et de la race. Cette situation n'est pas acceptable.

En outre, dans les huit premières semaines de sa vie (temps qu'il passe chez l'éleveur, auprès de sa mère et de ses frères et s½urs) le chiot est dans une phase vitale dite de « socialisation ». C'est là qu'il est censé découvrir la vie et tous les stimuli de ce monde extérieur si nouveau, qu'il forge son « caractère ». Élever des chiens dans une cave ou au fond d'une grange, c'est le priver de cette découverte et, de fait, vendre un chien non socialisé, ne disposant pas de l'équilibre normalement acquis à cet âge. Un chien mal socialisé peut développer des troubles comportementaux qu'un maître, qui plus est éduquant mal son chien, aura du mal à corriger.

Quelques développements apportés par Françoise BIVEL :

Le manque de socialisation avant deux mois, ainsi que dans son jeune âge, sont préjudiciables à l'avenir du chiot et sont un facteur de risque de morsures.

Ce point est très important lors de votre recherche de chiot, ne pensez pas que votre amour et votre aide peuvent remplacer ce qui n'a pas été vécu au bon âge. Votre chien souffrira moralement pendant sa vie quoi que vous fassiez, et il présentera un risque pour son entourage.

Un chiot doit passer deux mois avec sa mère (des chiots ne doivent pas vivre entre chiots et sans adulte), mais aussi au contact d'être humains variés, c'est ce qu'on appelle la "période de socialisation" (voir à ce sujet la rubrique "pour bien comprendre"). Les manques avant deux mois sont irréversibles. Un chiot doit avoir reçu suffisamment de stimuli d'un monde extérieur varié et le préparant à son futur cadre de vie

Un manque de socialisation entraîne une extrême sensibilité à l'environnement et de la peur, source de réactions de défense. Il est donc très important d'acquérir un chiot déjà non peureux et habitué à entrer dans une maison, accoutumé à ses bruits tels que la télévision et l'aspirateur.

Que ce soit par ignorance et manque d'expérience, ou par impossibilité dans un grand élevage, la personne qui élève des chiots porte une grande responsabilité. Il y a encore bien trop de chiots peureux, et bien trop de personnes qui croient normal d'acquérir un chiot peureux parce qu'il doit soit disant d'habituer.



Chiot mâtin de Naples

Quand vous avez acquis un chiot bien élevé, il est de votre responsabilité de continuer ce travail en l'élargissant progressivement, de façon à habituer votre chiot à des environnements variés, sinon il risque de se désocialiser. Attention à ne pas en faire trop d'un coup non plus, il faut d'abord faire le point de ce que connaît le chiot. Si vous habitez la campagne, vous devez emmener votre chiot en ville par exemple. Si vous n'avez pas d'enfants, vous devez néanmoins l'y habituer.

Cette prévention est le seul moyen d'avoir un chien capable de vivre sans un stress excessif. C'est à la fois une prévention en faveur de l'être humain, mais aussi une question de protection animale.

Un chien qui a peur peut paniquer et ne se contrôle plus, submergé par ses émotions, même son maître peut ne plus être entendu. Le chien est comme dans un autre monde, il est comme absent.

Certaines situations, vécues comme normales et ordinaires par certains chiens ne peuvent pas être supportées par d'autres, qui vont se sentir agressés alors qu'ils ne le sont pas. Un chien peureux par manque de socialisation va développer une sorte de paranoïa, il va se sentir agressé alors qu'on ne lui veut aucun mal, et rien ne pourra lui faire comprendre le contraire.

Si vous voulez élever une portée, même une seule, adressez-vous à un professionnel du comportement pour vous faire aider, car cela demande des connaissances précises.
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#Posté le samedi 07 février 2009 04:49

Modifié le samedi 07 février 2009 05:10

LES CAUSES IDENTIFIABLES

Une mauvaise éducation du chien


Passées ces huit semaines de socialisation, le maître joue un rôle clef dans l'éducation : apprentissage de la propreté, obéissance, etc... Il s'avère que fréquemment les maîtres négligent cet aspect là.

Non, le chien n'est pas un être humain, il n'a donc pas à être traité comme tel. Sous couvert bien souvent de rendre leur chien heureux, certains propriétaires lui octroie des prérogatives de « chef de meute » dont il ne devrait pas disposer : comment alors lui reprocher de se comporter comme tel et de faire la loi au domicile des maîtres ?

Par exemple, les chiens de petite taille maintenus dans les bras de leur détenteur dans un face à face avec d'autres chiens, provoquent souvent par leur attitude hiérarchique l'agression de ces derniers; de graves accidents peuvent en résulter, car le détenteur du petit chien tente de le protéger, aggravant ainsi la situation ; en aidant son chien à maintenir sa position hiérarchique, il prépare à son insu les prochains conflits. Il s'agit dans cet exemple de la provocation d'une agression par un petit chien qui, au vu sa taille, ne sera jamais incriminé dans un processus juridique, le plus grand chien étant en revanche souvent accusé d'avoir attaqué une personne qui défendait son chien. Ce type d'accident est fréquent et prévisible si tant est que les propriétaires concernés disposent d'un minimum d'information sur le comportement canin et ses codes.

Là encore, un chien mal éduqué et, auparavant, mal socialisé, générera à n'en pas douter des troubles comportementaux.



Quelques développements :

Ne pas éduquer son chien est une éducation en soi... Que vous ne lui enseignez rien ne veut pas dire qu'il ne va pas apprendre ! On donne souvent trop de liberté à un chien alors qu'il a besoin d'un cadre clair. Cette erreur étant due au souhait de rendre son chien heureux se résoudra par l'information.



On n'éduque certes pas un chien à être gentil ou méchant, mais on peut lui faire prendre certaines bonnes habitudes. Cela demande avant tout :

- Des connaissances sur le chien qu'on accepte de mettre à jour étant donné leur évolution,

- De ne pas confondre homme et chien, donc de savoir nos ressemblances mais aussi nos différences.

- De connaître les méthodes d'éducation utilisant la récompense.





Le chien doit apprendre :

- Les usages de la société humaine : un chien doit apprendre des choses qui ne lui sont pas naturelles en tant que chien. A nous de lui montrer sans sous-estimer ses capacités d'apprentissage.

- Les usages de la société canine : un chien qui n'a pas appris à communiquer avec ses congénères présente aussi un danger.





Certaines morsures sont dues à un manque d'éducation :



1- Pour vivre dans la société humaine :



Il ne faut pas traiter son chien comme un humain.

Ce qui ne veut pas dire qu'il faut mal le traiter.

Lui laisser trop de place et trop d'initiatives amène tout simplement le maître à obéir à son chien !

En général il ne s'en rend pas compte, puisque le chien ne lui a pas donné d'ordre verbal, et pourtant le chien demande et obtient parfois tout ce qu'il veut. Avec les chiens qui ont de la personnalité, une fois que le chien obtient tout, il va exiger, et même poser des interdits à ses maîtres.

A partir du moment où vous transgressez un interdit posé par votre chien, vous pouvez vous faire mordre !

On a souvent dit dans ce cas que le chien dominait son maître à la manière dont le chef de meute chez les loups dominent le reste de la meute. En fait, malgré les ressemblances, il s'agit simplement d'un apprentissage qu'a fait le chien, ce qui donne espoir de défaire cet apprentissage.



La confusion vient du fait que le chien agit ainsi en utilisant ses codes de communication canins, y compris ceux de son répertoire hiérarchique. L'homme est aussi une espèce hiérarchisée, donc nous avons facilement assimilé cette manière de voir. Cela a donc amené à vouloir dominer son chien, ce qui peut être une autre cause de provocation du chien à mordre.



2- Pour vivre dans la société canine :



Il ne faut pas empêcher son chien d'apprendre à communiquer sainement avec les autres chiens.



Un chiot doit rester avec sa mère jusqu'à deux mois, mais il faut continuer à lui faire rencontrer d'autres chiens, des chiens différents, de façon à ce qu'il pratique sa langue natale ! Elle est faite de vocalises et de mimiques et postures qu'il faut savoir adapter à son interlocuteur.



Dogue allemand adulte et chiot mâtin de Naples



Un gros chien doit savoir s'adresser poliment à un petit chien.

Mais combien de petits chiens ne savent pas s'adresser poliment à un grand ! Il est justifié de craindre pour la santé de son chien de petite taille, mais il est dangereux de ne pas éduquer son petit chien vis à vis des autres chiens.

En étant trop systématiquement pris dans les bras, un chien apprend à avoir peur des autres chiens, et aussi qu'il peut les provoquer en restant à l'abri !

Pour que cette mesure reste une mesure de sécurité, un petit chien doit fréquenter ses congénères en restant sur ses 4 pattes et apprendre à adopter une position de soumission (c'est à dire d'évitement et non d'affront). Permettre à son petit chien de provoquer de ses aboiements et en fixant l'autre des yeux prépare pour l'avenir de graves risques de conflits. La fixation du regard est considérée par tous les chiens comme un défi qui peut être relevé.

A quoi cela sert-il d'être juridiquement protégé par la taille de son chien, et d'accuser le gros chien, si c'est pour mener à des morsures, alors qu'elles pourraient être évitées ?

Si vous êtes amené à prendre votre petit chien dans les bras, ne le laissez jamais provoquer ni même regarder (de haut...) l'autre chien !



Certaines morsures sont dues à une mauvaise éducation :



Le manque d'éducation présente des risques, mais l'éducation, ou plutôt certaines éducation aussi.

Vous voulez éviter que chien ne fasse la loi à la maison ? Attention aussi aux excès inverses...

Mis à part traiter son chien comme un humain, il y a une autre cause de morsure due à l'éducation :



# Vouloir dominer son chien.

Dès qu'on a été informé, on n'a plus que ces mots-là à la bouche : mon chien est un dominant, mon chien veut me dominer, je ne laisse pas mon chien me dominer, je fais comprendre à mon chien qui est le dominant...

Pourtant le chien fait bien la différence entre son espèce et la nôtre. Il utilise certes ses codes canins dans sa relation avec nous, mais de la même façon que nous utilisons nos propres codes de communication !



De grosses erreurs ont été faites, avec des abus que certains ont regretté, s'ils s'étaient forcé en pensant que c'était bien pour leur chien.



Les principales erreurs :

- Réprimer un grognement de peur ou de méfiance, par exemple sur la table du vétérinaire.

- Attraper un chiot par le cou et le mettre sur le dos, alors que cette position doit être prise volontairement.

- Entrer en conflit physique avec un chien adulte pour le mettre sur le dos.

- Être dur ou crier pour montrer qui est le chef.



A partir du moment où un chien a peur, ou bien n'a pas compris ce qu'on attendait de lui, une tentative de domination sera en fait une agression pour le chien, qui risque donc de se défendre.

Même un chien qui n'est pas peureux peut avoir occasionnellement peur et grogner pour mettre quelqu'un ou quelque chose à distance, il faut juste lui laisser un temps d'observation.

Il est également courant qu'on croit que le chien ait compris, alors qu'il a compris autre chose. Il suffit de voir le nombre de malentendus entre les gens pour se rendre compte qu'il doit y en avoir encore plus avec un chien !



Ne vous laissez pas dire :

- Que la relation entre l'homme et le chien n'aurait rien à voir avec l'éducation du chien, sous prétexte que certains chiens bien dressés présentent des problèmes de comportement.

Ce serait trop réducteur, car tout dépend de bien plus de facteurs !

- Comment le chien a été dressé,

- A quoi,

- Avec quelle méthode,

- Avec quelles connaissances du chien de la part de l'homme.



Une bonne éducation est avant tout :

- Progressive et personnalisée en fonction du chien,

- Positive et utilisant uniquement la récompense comme motivation à apprendre.



Vous avez parfaitement le droit de ne pas vous laisser faire par votre chien et de vous imposer sans céder, notamment en posant des interdits. Vous pouvez aussi utiliser la punition, mais jamais en situation d'apprentissage. La punition est très difficile à utiliser d'une façon juste et comprise par le chien, donc abusez de la récompense !
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#Posté le samedi 07 février 2009 04:48

Modifié le samedi 07 février 2009 05:03

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